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L'après-11 mai : "Un chiffre d'affaires à 40% de ce qu'il devrait être" prédit un commerçant de Nancy

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La sécurité sanitaire sera-t-elle facilement applicable dans les magasins lors du déconfinement ? Les clients seront-ils de retour dans les boutiques ? Les commerçants se posent de nombreuses questions sur l'après-11 mai. Exemples à Nancy.

Depuis le début du confinement, les artères commerciales de Nancy comme ici la rue Saint-Jean sont désertées Depuis le début du confinement, les artères commerciales de Nancy comme ici la rue Saint-Jean sont désertées
Depuis le début du confinement, les artères commerciales de Nancy comme ici la rue Saint-Jean sont désertées © Radio France - Isabelle Baudriller

Pour l'instant, il se sent dans un "flou artistique total". Sébastien Duchowicz, président de l'association Les Vitrines de Nancy qui fédère 350 commerçants, attend beaucoup de précisions dans le plan de déconfinement que le gouvernement doit présenter d'ici la fin du mois. 

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Dans son point de situation dimanche 19 avril, le Premier ministre Edouard Philippe a rappelé que les cafés et restaurant ne pourraient pas rouvrir à compter du 11 mai. Quid des autres commerces fermés depuis bientôt six semaines ? Dans quelles conditions vont-ils de nouveau accueillir leurs clients ? "Comment vais-je pouvoir vendre un costume sans avoir de contact direct avec la clientèle ?" souligne Sébastien Duchowicz qui tient une boutique de vêtements pour hommes. 

Visières et protection en plexiglas

La Ville de Nancy fournit aux commerçants du gel hydro-alcoolique, des visières intégrales. Les Vitrines de Nancy ont procédé à l'achat collectif de protections en plexiglas à installer sur les comptoirs mais des craintes demeurent, selon Sébastien Duchowicz : "Certains commerçants se disent "je vais peut-être mettre ma vie en danger". Nous ne sommes pas tous jeunes et en bonne santé". 

Ces craintes, on les a. C'est pour cela qu'on demande au gouvernement maintenant d'éclaircir cette phase de déconfinement pour pouvoir être nous-mêmes dans une sécurité sanitaire et ne pas mettre nos clients en danger 

Accueil sur rendez-vous, une seule personne à la fois dans son magasin d'optique d'environ 100 m2 situé sur le Plateau de Haye, des lunettes désinfectées sitôt essayées et pas de libre-service : voilà comment Joffrey Mauguin envisage la réouverture après le 11 mai. "On est très proche des gens, au contact du visage", souligne-t-il. "Le zéro contact n'est pas possible dans notre métier. On a une visière de protection. En se lavant les mains régulièrement, les risques sont quand même assez faibles, j'imagine."

Arnaud Malgras est à la tête de cinq boutiques de thé, café et chocolat à Nancy et dans l'agglomération. Trois d'entre elles sont fermées et seuls 2 des 26 salariés travaillent encore, les autres sont en chômage partiel. Lors du déconfinement, lui aussi compte organiser la circulation dans ses magasins, accueillir un ou deux client(s) au maximum, réduire ses horaires d'ouverture. 

Dans les produits alimentaires comme le thé ou le café, les gens ont besoin de sentir, de voir. Des choses qu'on ne pourra pas laisser faire

Il le sait, l'après-11 mai va signifier une perte d'activité : "Nous, on estime la reprise du chiffre d'affaires à 40% de ce qu'il devrait être. Les gens vont être beaucoup plus prudents". Et d'ajouter : "S'il n'y a pas de rebond de l'épidémie, on espère une montée en puissance pour arriver aux fêtes de fin d'année à 80-90% de nos chiffres".

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