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Déconfinement : une aide du gouvernement pour les centres équestres et les poney-clubs touchés par la crise

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

Pour compenser les pertes liées au confinement, le gouvernement va octroyer une aide aux centres équestres et poney-clubs qui accueillent du public. Une aide d'urgence qui est la bienvenue mais qui ne suffira pas à rattraper le manque à gagner de la crise, estiment les professionnels.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - Olivier Duc

Eux aussi ont été fortement touchés par la crise du coronavirus. Les centres équestres reprennent progressivement leur activité, malgré les pertes économiques liées au confinement. Pour les soutenir, le gouvernement a décidé d'octroyer une aide forfaitaire de 120 euros par équidé, dans la limite de 30 équidés, pour les poney-clubs et les centres équestres qui accueillent du public. 

Pour les professionnels, cette aide est la bienvenue, car ils ont été touchés de plein fouet par la crise. Exemple à Saint-Maur, dans les écuries Claude Meurgues, qui ont fermées à l'annonce du confinement, comme partout. "C'était les grandes vacances pour les chevaux !", sourit Céline Merley, à l'accueil du centre équestre. "La plupart des chevaux d'école ont été mis au vert dans des prés aux alentours, il ne nous restait qu'une partie des chevaux de pensionnaires, des propriétaires, qui étaient aux écuries"

Reprise progressive avec le déconfinement

Même s'il n'y avait plus de rentrées d'argent, il a quand même fallu continuer à s'occuper des chevaux, les nourrir, les soigner...  De quoi creuser un trou dans la trésorerie... "La période du confinement, ça correspondait aux vacances de Pâques où on devait avoir des stages en permanence. C'est aussi le milieu de saison des concours, donc ça veut dire qu'il n'y a pas eu de sortie en concours du tout. Effectivement, le confinement a été un coup dur", poursuit-elle. 

Céline Merley, du centre équestre de Saint Maur.
Céline Merley, du centre équestre de Saint Maur. © Radio France - Emeline Ferry

Depuis le 11 mai, la reprise se fait progressivement, dans le respect des gestes barrières et du protocole sanitaire. "C'est assez sportif, mais tout le monde était ravi de revenir. Les trois quarts des cavaliers sont déjà revenus dès le 11 mai, puis on a eu une deuxième vague trois semaines après. Les autres reviendront à partir de septembre", explique Céline Merley. 

Une reprise encourageante et progressive, mais certains professionnels se retrouvent en grande difficulté après plusieurs semaines. "Du jour au lendemain, on s'est retrouvés sans recettes et toujours avec beaucoup de dépenses, puisqu'il fallait nourrir les chevaux, les ferrer, aller chez le vétérinaire, il y a les vaccinations, les vermifuges, etc...", admet Philippe Macé, directeur du centre équestre de l'Epinau à Ruffec et président du comité départemental équestre de l'Indre. 

Ce que l'on n'a pas eu, on ne va jamais le rattraper dans les mois à venir, donc notre trésorerie est en déficit pour l'année

"C'est un peu comme les restaurateurs qui ont fermé leur établissement du jour au lendemain, ça n'a pas été simple et ce n'est toujours pas simple pour toute la filière. Ce que l'on n'a pas eu, on ne va jamais le rattraper dans les mois à venir, donc notre trésorerie est en déficit pour l'année", ajoute-t-il. Le président du comité départemental équestre de l'Indre estime donc que cette aide du gouvernement est une bonne chose, mais il espérait plutôt une annulation de charges, plutôt qu'un report comme c'est le cas pour l'instant.

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