Économie – Social

Défi #sansmavoiture à Dijon : économique ou pas ?

Par Christophe Tourné et Jacky Page, France Bleu Bourgogne lundi 7 novembre 2016 à 4:26

Carburant à la pompe (illustration)
Carburant à la pompe (illustration) © Radio France - Jacky Page

La famille Biron continue son challenge. Elle fait partie de la trentaine de familles dijonnaises sélectionnées pour participer au défi #sansmavoiture. Elle accepte de se passer de son véhicule pendant deux mois, et France Bleu Bourgogne vous tient au courant des péripéties de ce défi.

Pour l'instant, le challenge est relevé avec brio par Nicolas, Marie Biron et leurs six enfants, que nous suivons chaque semaine pour savoir comment ils s'en sortent. Ils ont trouvé la parade en prenant le réseau de transports en commun dijonnais Divia pour les petits trajets et le train pour les plus grands. Pour les courses aussi, ils se sont arrangés, ils se font livrer. Mais tout ça a un coût et la famille a sorti la calculette.

« Je ne peux pas dire qu’on gagne beaucoup d’argent à ne pas utiliser la voiture »

Cette famille se sert peu de ses deux voitures qui lui coûtent chacune entre 1500 et 1800 euros par an, hors carburant et assurances. Pour l"instant, Nicolas Biron a fait ses comptes et en dehors des 100 euros d'assurances mensuels et du carburant économisés durant les deux mois de l'opération #sansmavoiture, l'économie par véhicule immobilisé n'est pas mirobolante.

« Economiquement, je ne peux pas dire qu’on gagne beaucoup d’argent à ne pas utiliser la voiture. On gagne au quotidien parce que l’essence coûte cher, mais l’économie réelle, elle est pour l’instant de 80 euros, parce qu’on n’utilise pas les véhicules et qu’on n’a pas d’entretien non plus ».

Se faire livrer les courses à domicile peut coûter plus cher

En revanche, l'utilisation du train s'est avérée économique. « Nous sommes allés à Lille avec 75% de réduction. Mais pour un de mes collègues qui y est allé à trois personnes, le trajet en train n’est pas rentable par rapport à la voiture ».

Pour faire les courses, Marie Biron se fait livrer à domicile. Mais les enseignes qui livrent les achats sont plus chères et facturent parfois le service, alors il faut jongler un peu, mais elle s’y retrouve quand même.

Et Nicolas Biron s’interroge sur les sorties et les vacances là où il n’existe pas de transports en commun. Il faut louer un véhicule. A 800 euros de location la semaine, il a fait ses comptes : ça coûterait aussi cher à l'année que s'il conservait une voiture.

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