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Économie – Social

Défilés du 1er mai : en pleine contestation sociale, les syndicats en ordre dispersé

lundi 30 avril 2018 à 17:01 - Mis à jour le mardi 1 mai 2018 à 8:37 Par Géraldine Houdayer et Viviane Le Guen, France Bleu

Cette journée du 1er mai, placée sous le signe des grèves à la SNCF et chez Air France et dans un contexte de contestation sociale, devrait mobiliser largement dans les rues. Mais pour cette fête du travail, les syndicats défileront chacun de leur côté pour contester les réformes du gouvernement.

Pour ce 1er mai, les syndicats défileront chacun de leur côté.
Pour ce 1er mai, les syndicats défileront chacun de leur côté. © AFP - KÉVIN NIGLAUT/CrowdSpark

Pour cette journée du 1er mai, en plein mouvement de grève des cheminots et d'Air France notamment, les syndicats n'ont pas réussi à lancer un appel à mobilisation commun. Ils défileront donc en ordre dispersé ce mardi pour la fête internationale du travail, alors que certains partis politiques ont appelé à rejoindre les défilés. 

La CGT seule pour la "convergence des luttes"

L'ensemble des organisations représentatives des salariés ont toutes donné une fin de non-recevoir à la CGT, qui avait appelé à une union syndicale le 1er mai pour soutenir les multiples foyers de contestation, que ce soit chez les fonctionnaires, les cheminots, les retraités ou encore dans le privé chez Carrefour ou à Air France.

La CFDT a fait savoir qu'elle organisait un 1er mai "revendicatif et culturel", avec la CFTC et l'Unsa, deux autres syndicats dits réformistes. Le tout nouveau secrétaire général de Force ouvrière, Pascal Pavageau, ne défilera pas non plus aux côtés de la CGT. Mais il prévoit de contacter ses homologues de la  CGT, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC dans la semaine pour discuter d'une éventuelle action unitaire. 

Il n'y a que Solidaires, syndicat non représentatif au niveau interprofessionnel, qui réponde aux appels cégétistes à une "convergence des luttes".

Des partis politiques appellent à rejoindre les défilés 

De son côté, Florian Philippot, qui a créé le parti Les Patriotes en septembre, a appelé ce lundi ses militants à se joindre aux traditionnels cortèges syndicaux du 1er mai pour défendre les services publics. Toutefois l'ancien bras droit de Marine Le Pen ne prévoit pas de descendre lui-même dans la rue. Partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne (Frexit), il doit assister à une conférence sur "les services publics et l'Union européenne" dans le XIIIe arrondissement de Paris.

Le député de La France insoumise, François Ruffin, organise, lui, samedi à Paris, une "marche nationale" pour "dire stop à Macron et à sa politique". Une manifestation à laquelle la CGT a refusé de participer.

Un contexte social agité

Cette année, le 1er mai s'inscrit dans un contexte social très agité. Fonctionnaires, cheminots, retraités, salariés des Ehpad, de Carrefour, personnel d'Air France... Depuis le début de l'année, le mécontentement monte et les mobilisations se multiplient.

La mobilisation du 1er mai intervient d'ailleurs entre deux séquences de grève des cheminots contre la réforme de la SNCF, les 28 et 29 avril et  les 3 et 4 mai. Quatre syndicats de la SNCF ont d'ailleurs appelé à manifester à Paris et en région le 3 mai prochain, pour protester contre la réforme ferroviaire. En désaccord sur la question de la "convergence des luttes", les syndicats font toutefois front commun à la SNCF, comme chez les fonctionnaires ou chez Air France.

La préfecture redoute des débordements dans la capitale

A Paris, la manifestation conduite par la CGT et Solidaires partira à 14H30 de la place de la Bastille, pour rejoindre la place d'Italie. Les différents défilés seront encadrés par un imposant dispositif de sécurité a fait savoir ce lundi le préfet de police de Paris. Les autorités redoutent que des "groupes extrémistes" souhaitant "s’en prendre violemment aux forces de l’ordre ainsi qu’aux symboles du capitalisme" se mêlent aux manifestants. 

Le préfet de police de Paris a demandé aux syndicats qui appellent à manifester dans la capitale ce 1er mai "d'inviter les manifestants pacifiques à se désolidariser des individus violents susceptibles de créer des exactions". "Un dispositif de grande ampleur constitué d’unités de forces mobiles et de fonctionnaires de la préfecture de Police sera déployé afin de permettre aux manifestants traditionnels d’exercer leur liberté de manifester" a précisé la préfecture.

Les autorités soulignent également que "d'importants contrôles (...) seront mis en œuvre", qu'il y aura une "exploitation en temps réel des moyens de vidéo-protection", et que "toute personne en infraction fera l’objet d’une interpellation immédiate en vue de l’établissement d’une procédure judiciaire".  

Les rassemblements du 1er mai près de chez vous