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Économie – Social

Dégradations à Montpellier : arrestations contestées et polémiques politiques

dimanche 15 avril 2018 à 16:59 Par Thomas Biet, France Bleu Hérault et France Bleu

Suite aux dégradations qui ont émaillé la manifestation de samedi, les réactions ne se sont pas fait attendre. La mairie de Montpellier, la Ligue des Droits de l'Homme, la Coordination des luttes. Chacun a sa version de ce qu'il s'est passé.

La descente qui mène au boulevard du Jeu-de-Paume a été le théâtre d'affrontements violents entre jeunes et CRS
La descente qui mène au boulevard du Jeu-de-Paume a été le théâtre d'affrontements violents entre jeunes et CRS © Radio France - Thomas Biet

Montpellier, France

Montpellier a vécu un weekend chaud. Un samedi marqué par les violences lors de la manifestation de la convergence des luttes. Trois heures de face-à-face entre la police et une petite centaine de "casseurs" en tête du cortège de 2 000 personnes. Bilan : des vitrines cassées, des poubelles incendiées, du mobilier urbain dégradé, des tags un peu partout. Côté manifestants : 51 personnes arrêtées et 42 placées en garde à vue.

Nous allons porter plainte

Le maire de Montpellier, Philippe Saurel condamne fermement et n'en restera pas là : "Nous allons porter plainte contre X. Nous avons vu des images inacceptables. Il était difficile de prévoir qu'un tel groupe de casseurs allait se porter à la tête de la manifestation. Mme Ressiguier était présente avec les manifestants pour assurer une une médiation, je vois le résultat : 51 interpellations et la ville est cassée ! Je me pose beaucoup de questions".

Tout a été fait pour que cela dégénère !

La députée de la France Insoumise conteste : "Je condamne bien sûr les actes de violence. Très vite, la manifestation a été bloquée. On a parlé aux forces de l'ordre pour voir s'il était possible de négocier un parcours, cela a été refusé et on s'est dispersé.  Si on nous avait permis de le faire, nous aurions pu encadrer ces jeunes avec notre service d'ordre. Là, tout a été fait pour que cela dégénère".

Ils ont été interpellés au petit bonheur la chance

La coordination des luttes dénonce de son côté les arrestations de samedi soir, à l'issue de la manifestation. La Ligue des Droits de l'Homme est sur la même ligne : "Il y a une politique d'affichage avec ces arrestations. Mais ces 50 personnes ont été arrêtées avec une nasse policière, de manière collective, sans identification. Aucune personne n'a été retrouvée avec une cagoule ou une arme. Dedans, deux membres de la LDH ont été interpellés ainsi que des syndicalistes. Ils ont été interpellés au petit bonheur la chance".