Société

Un déjeuner "so british" dans un bus à impériale à Nîmes

Par Lisa Melia, France Bleu Gard Lozère lundi 2 mai 2016 à 7:20

Le croc'o'bus nîmois
Le croc'o'bus nîmois - Lisa Melia

Audrey Prouveze, une Gardoise de 32 ans, a décidé de changer de vie : elle a quitté la police nationale pour ouvrir un restaurant dans un authentique bus à impériale londonien des années 1950. Ouverture ce lundi.

Audrey Prouveze s’active dans sa minuscule cuisine : au rez-de-chaussée de son bus à impériale rouge flamboyant, chaque centimètre est exploité. L’espace est rentabilisé et alle a adapté sa carte :

"Je n’ai pas beaucoup de place dans le frigo, donc je privilégie les plats avec des produits frais. Et puis bien sûr, quelques clins d’œil à la Grande Bretagne, avec du fish and chips et des tartes aux pommes !" 

Au menu du Croc'o'bus, qui ouvre ce lundi, un mélange de cuisine britannique et du terroir. Même si Audrey Prouveze a consacré deux années de sa vie à la police nationale, la cuisine est une passion transmise de génération en génération.

Audrey Prouveze

Audrey Prouveze dans sa cuisine - Aucun(e)
Audrey Prouveze dans sa cuisine - Lisa Melia

Le bus est arrivé non pas de Londres, mais tout droit de Pau,. Des Français l’avaient déjà transformé en restaurant, avant d’abandonner leur activité. "Je cherchais à me reconvertir et à changer de vie, raconte Audrey Prouveze. Je suis tombée sur ce bus par hasard et j’ai décidé de tenter l’aventure."

Une aventure de famille : le petit frère, informaticien, s’occupe du site internet et de la communication, le grand frère assure la plomberie, la maman aide en cuisine pendant que le papa a géré la rénovation du bus.

"C’est un super projet et une très belle décision. Ma sœur a eu raison et nous avons tous mis la main à la pâte : la famille, les amis, les proches." (Tanguy Prouveze, le grand frère)

Tanguy, le grand frère

L'étage du Croc'o'bus - Aucun(e)
L'étage du Croc'o'bus - Lisa Melia

La famille a quand même été surprise quand Audrey leur a parlé de son bus à deux étages, reconnaît avec un sourire Paul, son père. Il a aidé sa fille à donner une cure de jouvence au "double decker", par exemple pour lui redonner sa couleur rouge (il était devenu blanc), pour refaire l’isolation, pour le nettoyer…

"Le résultat est un succès, apprécie Henry Brin, président de l’Union nationale de l’artisanat du Gard et connaissance de la famille. C’est la preuve que les petits artisans peuvent faire de belles choses, alors que certains crient que l’artisanat est sinistré. Ça fait partie de l’école de la vie, quand un projet comme celui-là fonctionne. Je sais qu’Audrey a l’envie et l’énergie de réussir !"

Henry Brin, président de l'Union nationale de l'artisanat dans le Gard

L'équipe du Croc'o'bus - Aucun(e)
L'équipe du Croc'o'bus - Lisa Melia