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Économie – Social

Dépôt de bilan à l'UBB-MB : le hand de haut niveau a-t-il un problème en Gironde?

jeudi 5 novembre 2015 à 10:15 Par Florence Pérusin, France Bleu Gironde

Un an et demi après les garçons, cette fois, ce sont les filles de l'Union Bègles Bordeaux Mios Biganos qui déposent le bilan et quittent le championnat féminin en plein milieu de saison. Le président de la Ligue Aquitaine Eric Jullig revient sur les raisons de ce gâchis.

Eric Jullig, le président de la Ligue Aquitaine ( à gauche)
Eric Jullig, le président de la Ligue Aquitaine ( à gauche) - Rebecca Gil

Bordeaux, France

France Bleu Gironde : quel mot vous vient à l'esprit pour parler du fiasco de l'UBB-MB?

Eric Jullig : d'abord le mot gâchis, mais aussi l'extrême déception... Depuis 10 ans maintenant, on avait essayé de monter un projet qui avait vu le jour il y a 2 ans pour faire de Bordeaux et de la Gironde une place forte du hand féminin. Je crois d'ailleurs que sportivement, on y était arrivés. Nous avions recruté des joueuses, des entraîneurs, qui faisaient le job et qui ont permis à ce club d'avoir un parcours d’excellence sportive jusqu'à la Coupe d’Europe l'année dernière. Rester en LFH qui est aujourd'hui une compétition très ouverte, c'était aussi un signe de bonne santé sportive du club.

 Mais alors pourquoi les financements n'ont pas suivi ?

Les subventions des collectivités ne sont pas pléthoriques au niveau de la région, du département et Bordeaux métropole. Et puis au delà de cette explication qui n'est pas suffisante, aujourd'hui, il faut absolument que nous ayons un modèle économique tourné vers le privé, que nous soyons plus rigoureux et plus structurés pour  présenter aux partenaires, un visage qui leur inspire confiance.

Etes vous amer par rapport aux collectivités qui donnent beaucoup plus au foot et au rugby ?

Non c'est pas de l'amertume, il faut travailler en partenariat avec ces collectivités. Mais c'est à nous de nous organiser, pour aller chercher notamment sur le privé, les investisseurs dont on a besoin. Il faut qu'on soit plus imaginatifs pour retrouver une légitimé.

Cette frilosité des investisseurs contraste avec l'engouement des amateurs en club ?__

Tout à fait ! Aujourd'hui la ligue d'Aquitaine de hand c'est 25 000 licenciés dont 12 000 pour la seule gironde, qui est d'ailleurs la plus grosse fédération en France. Sur Bordeaux métropole, beaucoup de clubs sont obligés de ne plus acceptés de licenciés faute de créneaux d’entraînement. La crise concerne l'élite mais pas du tout la base.

A terme, les amateurs risquent tout de même d'être frustrés ?

Sans doute, il faut aujourd’hui une vitrine et une image pour représenter ce sport si populaire.. Donc à nous, à la ligue, de trouver un nouveau projet fédérateur qui nous permettra de faire émerger un nouveau club.