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Économie – Social

Réforme de l'assurance chômage : les syndicats se mobilisent en ordre dispersé

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

S'ils sont tous opposés la réforme de l'assurance chômage, les syndicats ne parviennent pas à s'unir pour essayer de peser face à l’exécutif. Des initiatives sont lancées à partir de ce mardi, mais chacun de son côté.

Les syndicats n'arrivent pas à s'unir pour manifester contre la réforme de l'assurance chômage.
Les syndicats n'arrivent pas à s'unir pour manifester contre la réforme de l'assurance chômage. © AFP - Jean-Luc Flémal

Les syndicats sont tous en colère contre la réforme de l'assurance chômage, mais chacun dans leur coin. Ils n'arrivent tout simplement pas à s'unir pour essayer de peser dans la balance contre le gouvernement. Ce mardi commencent des actions pour protester face à cette réforme, sans unité entre syndicats. Pour rappel, la réforme durcit notamment les règles d'indemnisation des chômeurs et pourrait toucher 6 à 700.000 personnes.

Quelques appels à la convergence, mais pas d'unité

Ce mardi, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa et l'organisation de jeunesse Fage manifestent devant le ministère du Travail avec les principaux représentants de ces syndicats. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, ne sera pas de la partie. Son organisation appelle depuis longtemps à manifester mercredi devant l'Unédic et à des actions dans toute la France devant des agences Pôle emploi.

Dès l'annonce le 19 juin de la réforme, Yves Veyrier, leader de Force Ouvrière (FO), avait demandé "une réaction coordonnée pour une action qui ne soit pas simplement pour le symbole", mais le secrétaire général de la troisième confédération française n'a pas été entendu. Même son de cloche du côté de la CGT : "Nous avons proposé à la CFDT de manifester avec nous. Ils n'ont pas voulu. Nous le regrettons", a dit à l'AFP Catherine Perret, membre du syndicat. Elle précise également ne pas avoir reçu d'invitation pour le rassemblement de ce mardi. 

De leur côté, Force Ouvrière et Solidaires ne participeront à aucun des rassemblements prévus. Laurent Berger, secrétaire de la CFDT, déclare sur France Inter avoir "un peu les nerfs parce que cette réforme laisse un peu indifférent. On n'en parlera plus dans une semaine. Mais la réalité, c'est qu'elle va s'ancrer dans la réalité de centaines et de milliers de chômeurs." 

Des différences qui empêchent de s'unir

Au delà de la réforme de l'assurance chômage, ce sont des questions de postures qui divisent : "On ne veut pas de convergence des luttes : la CGT est contre toutes les réformes, pas nous. Nous sommes pour la réforme des retraites, pas eux. Nous étions aussi prêts à faire une réforme de l'assurance chômage", explique Philippe Louis, le président de la CFTC, à l'AFP.

Sa position n'est pas partagée par François Hommeril, président de la centrale des cadres (CFE-CGC), "Chacun a sa culture et sa façon d'agir, mais on peut travailler à une convergence des luttes". L'organisation syndicale avait d'ailleurs lancé mi-juin, avec la CGT, une pétition contre la dégressivité des allocations pour les chômeurs avec un revenu supérieur à 4.500€. 

Solidaires a envoyé mardi une lettre à tous les autres syndicats pour inviter "à échanger et dépasser les divisions qui n'incitent pas le gouvernement à ralentir ou changer de pied".