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Économie – Social

Des anciens salariés de la Seita à Riom réclament des indemnités à Imperial Tobacco

mercredi 28 novembre 2018 à 16:52 Par Emmanuel Moreau, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu

Ils sont 98. Ils étaient convoqués ce matin devant le conseil des prud'hommes de Riom pour une audience de conciliation et d'orientation, le prélude à une bataille juridique avec leur ancien employeur.

Les anciens de la SEITA devant les prud'hommes de Riom
Les anciens de la SEITA devant les prud'hommes de Riom © Radio France - Emmanuel Moreau

Riom, France

La greffière du tribunal les a appelé un par un. Près d'un tiers des 98 demandeurs n'étaient pas là, non pas parce qu'ils ont séché l'audience mais parce qu'ils étaient au travail. Sur les 239 salariés que comptait la Seita à sa fermeture, la moitié a retrouvé aujourd'hui une solution ; cela ne veut pas dire forcément un emploi mais parfois une formation ou bien une retraite anticipée. Un an après leur licenciement, seulement une vingtaine de salariés a retrouvé un emploi en CDI.

Tous ont le même sentiment, celui d'avoir été victime d'un sentiment abusif, alors qu'Imperial Tobacco, le groupe auquel appartient la Seita, fait de confortables bénéfices. C'est pour cela qu'ils demandent une indemnisation pour le préjudice qu'ils ont subi. La bataille juridique a donc commencé ce matin, avec une audience de conciliation et d'orientation.

Premier rendez-vous le 27 juin 2019

Maître Jean-Louis Borie porte le fer sur trois points. L'avocat des anciens salariés conteste d'abord le motif économique des licenciements ; selon lui, les difficultés économiques mises en avant par Imperial Tobacco ne doivent pas être appréciées au simple niveau français mais au niveau mondial. Or les résultats du groupe sont bons.

Il n'y a pas de motif économique mais un motif d'économie et de rentabilisation pour faire remonter des dividendes: Maître Borie, avocat des anciens salariés

Maître Borie conteste également les conditions de la fermeture du site de Riom. Enfin, il demande un rappel de salaire sur la prime d'ancienneté. 

La conciliation ayant échoué, comme c'était prévisible, le conseil des prud'hommes de Riom va donc juger cette affaire, le 27 juin prochain. Une étape qui ne sera probablement pas la dernière, la bataille juridique risque de durer. L'avocate d'Imperial Tobacco n'a pas souhaité s'exprimer.