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Économie – Social

Des associations mobilisées toute l'année pour prévenir les expulsions locatives dans le Gard

vendredi 30 mars 2018 à 15:09 Par Sylvie Duchesne, France Bleu Gard Lozère

La trêve hivernale se finit le 31 mars. A partir de là, les expulsions locatives peuvent donc reprendre. Des expulsions que l'on peut prévenir toute l'année. C'est ce que proposent deux associations du Gard avec l'APPEL30, l'Accompagnement Personnalisé de Prévention des Expulsions Locatives.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp -

Gard, France

A l'origine de ce dispositif,  l'Agence Départementale d'Information sur le Logement (ADIL 30) et l'Association pour le Logement dans le Gard (ALG). Le Gard est en effet particulièrement concerné par ces expulsions locatives. 2O% des ménages vivent sous le seuil de pauvreté. 

Toutes les demandes de logement social, en plus, sont  loin d'être satisfaites. 1 sur 4 voire 1 sur 8 suivant les secteurs du département.  Résultat : plus de 1300 jugements d'expulsion, 730 commandements de quitter les lieux prononcés en 2016. 

Dans plus de 65% des cas, les locataires ne répondent pas à la convocation du juge

Dans une grande majorité des cas, les locataires ne se rendent pas à la convocation du juge, ce qui peut leur être dommageable. 

"On a en gros plus de 65% des décisions qui sont rendues sans que le locataire ne soit ni présent, ni représenté, or c'est à l'audience qu'un plan d'apurement est proposé pour pouvoir régler la dette qui est dûe au bailleur, ou qu'on peut obtenir un délai de relogement" 

Yves Maurel, directeur adjoint de l'ADIL 30

Un accompagnement social et juridique 

Pour aider le locataire qui est convoqué devant la justice, l'ADIL30 et l'ALG ont mis en place l'Accompagnement Personnalisé de Prévention des Explusions Locatives. Il s'agit d'un accompagnement social et juridique.

"On va décortiquer la complexité du dossier, qui est réelle, avec la personne. On l'accompagne également à l'audience et on la débriefe à la sortie pour lui expliquer la marche à suivre"

Christian Piaux, directeur de l'ALG

Ce dispositif est expérimenté depuis deux ans. Une vingtaine de ménages en ont déjà bénéficié depuis le début de l'année.

Il reçoit cette année l'aide financière de la Fondation Abbé Pierre. Elle rappelle que le mal-logement concerne tout le monde aujourd'hui. Aussi bien les jeunes qui ont du mal à trouver un logement, que des familles. Les personnes âgées sont elles aussi de plus en concernées.