Économie – Social

Des caméras intrusives chez le gendre d'Édouard Leclerc

Par Annelaure Labalette, France Bleu Gironde jeudi 6 février 2014 à 6:00

François Levieux dans les rayons de l'hypermarché Leclerc de Saint-Médard-en-Jalles
François Levieux dans les rayons de l'hypermarché Leclerc de Saint-Médard-en-Jalles © Maxppp

Un rapport de la Commission Informatique et Liberté (CNIL) dénonce la surveillance excessive des salariés du centre commercial de Saint-Médard-en-Jalles. Les faits et gestes des employés auraient été épiés par des caméras.

La plainte déposée en avril 2012 par un salarié du centre commercial a alerté l'organisme gardien des données personnelles.

Sur les 12.000 mètres carrés que compte le centre commercial, les membres de la CNIL ont relevé la présence de 138 caméras dont 87 destinées à la surveillance mais 39 autres sont placées dans des endroits où elles n'ont rien à faire , dans les salles de pause ou dans le local d'interpellation équipé aussi de micros qui enregistrent à l'insu des salariés qui y entrent.

"Ce rapport de la CNIL ne m'étonne pas du tout, au contraire"!

La CNIL a aussi relevé l'utilisation d'un dispositif biométrique pour contrôler à la seconde les horaires des employés. Il fonctionne grâce à leurs empreintes digitales.

"Leclerc, c'est l'État dans l'État." — Céline, une ancienne salariée du Leclerc de Saint-Médard-en-Jalles

Une affaire très "familiale"

C'est la société Hypercosmos qui exploite le Leclerc de Saint-Médard-en-Jalles. Elle est présidée par François Levieux, le gendre d'Édouard Leclerc, le fondateur du groupe et beau frère de Michel-Édouard Leclerc, le très médiatique PDG du groupe.

La CNIL donne à ce magasin jusqu'au 15 mars pour se conformer à la loi. Au delà de cette date, le magasin Leclerc de Saint-Médard-en-Jalles encours une amende pouvant aller jusqu'à 150.000 euros.

Le reportage d'Annelaure Labalette