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Des centaines d'infirmiers anesthésistes manifestent pour une reconnaissance de leur spécialité

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Par , France Bleu

Des centaines d'infirmiers anesthésistes sont descendus dans les rues de plusieurs villes de France ce lundi 17 mai pour réclamer une reconnaissance de leur spécialité et des hausses de salaires.

Manifestation des infirmiers anesthésistes devant le CHU de Hautepierre, à Strasbourg.
Manifestation des infirmiers anesthésistes devant le CHU de Hautepierre, à Strasbourg. © Maxppp - PHOTOPQR/DNA

Blouses bleues et vertes, masques sur le nez et tubes de réanimation sur la tête, des infirmiers anesthésistes diplômés d'État (IADE) ont manifesté ce lundi 17 mai dans plusieurs villes de France. Un appel à la grève et à manifester avait été lancé par la CGT. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Bordeaux, Lille, Toulouse, Paris, Lyon, Rennes, Limoges ou encore à Reims pour demander une plus grande reconnaissance de leur savoir-faire et une revalorisation de la grille salariale, pour prendre en compte cinq années d'études.

Les quelque 10.000 IADE que comptent les hôpitaux français ont suivi un cursus de spécialisation pendant deux ans, après les trois années initiales en école d'infirmier. "Et pourtant, nous avons découvert à la suite du Ségur de la santé, que nous ne touchions que 13 euros de plus par rapport à un infirmier", déplore sur France Bleu Champagne-Ardenne Quentin, jeune diplômé.

Reconnaître leur polyvalence

Ces infirmiers spécialisés interviennent en bloc opératoire, en salle de réveil ou encore dans les services d'urgence. Avec la crise du coronavirus, "nous avons montré que nous avions des compétences dans le domaine de la réanimation dans les transports sanitaires, les transports héliportés, les transports des patients intubés ou ventilés covid +" détaille Mickaël Savin infirmier anesthésiste à l'hôpital Simone-Veil de Vitré (Ille-et-Vilaine), sur France Bleu Armorique. Une polyvalence qui doit être reconnue, estiment-ils.

Mais ils craignent aujourd'hui de voir disparaître leur spécificité au profit de nouveaux profils d'infirmiers, avec Bac+5. "Ça fait des années que l'on est désavoué par rapport à notre spécialité. On espère à chaque fois une reconnaissance de la part de nos gouvernements, mais au lieu de ça on voit apparaître de nouvelles professions qui risquent à moyen ou long terme de prendre notre place", s'inquiète par exemple Bruno Bardet, infirmier anesthésiste au CHU de Limoges, au micro de France Bleu Limousin.

Une trentaine d'infirmiers anesthésistes rassemblés devant l'Agence Régionale de Santé de Limoges.
Une trentaine d'infirmiers anesthésistes rassemblés devant l'Agence Régionale de Santé de Limoges. © Radio France - Frédéric Cano

Une autre entrevue a eu lieu en début d'après-midi à Paris, au ministère de la Santé. Selon le syndicat SUD contacté par l'Agence France presse (AFP), la demande d'un statut de "pratique avancée" y a été jugée "très compliquée" car relevant d'un cadre législatif. En revanche, "une volonté de rémunérer à hauteur du diplôme" a été évoquée. 

Après les personnels de réanimation la semaine dernière, les infirmiers anesthésistes ce lundi, les techniciens des laboratoires sont à leur tour appelés à la grève ce mardi.

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