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Économie – Social

Des centaines de millions d'euros de contrats négociés pendant les 24 heures du Mans

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Par , France Bleu Maine

Pendant les 24 heures du Mans, certains conduisent, et d'autres négocient : une convention d'affaires réunit de nombreux acteurs de la filière automobile pour parler innovation, contacts et juteux contrats : "l'International Business Days".

Plusieurs modèles de LMP2 sortent de l'usine Oreca, constructeur basé dans le Var, représentée lors de cette convention mancelle.
Plusieurs modèles de LMP2 sortent de l'usine Oreca, constructeur basé dans le Var, représentée lors de cette convention mancelle. © Radio France - Simon de Faucompret

Le Mans, France

Environ 75 acteurs de la filière automobile, réunis pour deux jours au Technoparc du Mans (Sarthe), près du circuit des 24 heures. Des mastodontes comme le groupe PSA Peugeot Citroën, Rebellion Racing ou Michelin, mais aussi des entreprises locales, dont 8 sarthoises. Le but de cette convention d'affaires, intitulée "International Business Days" : profiter de l'émulsion autour de la course pour discuter innovation, négocier des alliances économiques et, pourquoi pas, signer quelques contrats.

Plusieurs centaines de millions d'euros en douze ans

C'est ainsi, en tout cas, que François Lassalle, francilien d'origine et "manceau de cœur", a conçu l'événement il y a maintenant douze ans : "L'idée de ces deux jours, l'objectif de base, c'est de donner des opportunités aux entreprises de trouver des solutions technologiques innovantes", affirme-t-il. 

"L'industrie automobile est une filière assez classique qui est en train d'évoluer très rapidement."

L'innovation, pierre angulaire du rendez-vous, mot présent sur toutes les bouches ! "L'industrie automobile est une filière assez classique qui est en train d'évoluer très rapidement", résume François Lavergne, représentant du groupe PSA. Ce besoin d'aller de l'avant se concrétise parfois à la faveur de rapprochements économiques : dans le cadre de cette convention, plusieurs centaines de millions d'euros de contrats ont été signés en l'espace de douze ans.

Le détail des transactions est confidentiel, mais l'on sait par exemple qu'en 2010, Peugeot Sport avait effectué une importante commande auprès d'un fournisseur du centre de la France, pour un composant de leur moteur. Ou encore qu'en 2015, le spécialiste des essais automobiles EMC s'était lié à un constructeur picard, Pyromeral Systems.

Performance ou écologie ? 

Parmi ces innovations discutées, l'une d'entre elles concerne le moteur thermique classique, et ses potentiels remplaçants dans les prochaines années : on attend dès 2024 des voitures de courses roulant à l'hydrogène sur le circuit des 24 heures du Mans. Rouler toujours aussi vite et plus proprement, c'est l'un des gros enjeux de la filière : "À nous de montrer notre savoir-faire, de montrer qu'on peut l'adapter pour des énergies alternatives, autres que les énergies du pétrole", lance Jean-Charles Marteau, gérant de l'entreprise Movaltec basée à Vibraye, près de la Ferté-Bernard.

Mais tout changer, ça crée des inquiétudes : "Ou au moins une grosse réflexion pour que la transition se fasse le mieux possible", concède François Lassalle, l'organisateur. "On a peur pour le prix des véhicules, déjà. Et la transition peut aussi détruire des emplois ! Il faut 7 personnes pour assembler un moteur thermique, et seulement trois pour un moteur électrique."

Des emplois, néanmoins, serait créés dans d'autres domaines, assure le fan d'automobile. Quoi qu'il en soit, il y a encore, dans la filière automobile, un gros paradoxe entre le besoin de respecter l'environnement d'un côté, et la recherche de performance et de vitesse de l'autre