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Des centaines de Pyrénéens dans la rue à Luchon, pour l'ouverture des stations de ski

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Par , France Bleu Occitanie

Environ 800 personnes ont manifesté ce vendredi à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) pour réclamer l'ouverture des stations de ski pour les vacances de Noël. Le gouvernement ne l'a pas autorisée pour l'instant, face à la pandémie de coronavirus.

Comme dans le reste des Pyrénées, la station de ski de Luchon-Superbagnères n'a pas l'autorisation de lancer la saison.
Comme dans le reste des Pyrénées, la station de ski de Luchon-Superbagnères n'a pas l'autorisation de lancer la saison. © Maxppp - Denise Rossano

La mobilisation a été significative, ce vendredi 4 décembre, dans les rues de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne). Environ 800 personnes ont participé vendredi à une marche solidaire pour réclamer l'ouverture des stations de ski pour les fêtes de Noël et éviter une "catastrophe économique".

Dans le cortège, de nombreux élus du Comminges, avec leurs écharpes tricolores. Etaient notamment présents le maire de Luchon Eric Azémar, le député PS Joël Aviragnet, et le président du Conseil Départemental, Georges Méric. Avec le syndicat mixte Haute-Garonne Montagne, c'est d'ailleurs le département qui gère trois stations du secteur : Luchon-Superbagnères, Le Mourtis, et Bourg d'Oueil.

Les manifestants attendent du gouvernement qu'il revienne sur sa décision, qui empêche l'ouverture des domaines de sports d'hiver, à cause de l'épidémie de Covid-19. "Économiquement, c'est une catastrophe. C'est la mort de nos vallées", affirme le porte-parole du collectif du Haut Comminges, Christophe Deschamps, à l'initiative de cette manifestation. "On se demande comment on peut s'entasser dans le métro et ne pas pouvoir aller sur un télésiège à quatre et descendre une piste en famille", s'indigne ce propriétaire d'une maison d'hôtes à Luchon.

Les professionnels prêts à s'adapter pour ouvrir

"On veut montrer au gouvernement qu'on est prêt à faire tous les efforts pour pouvoir ouvrir nos stations", souligne Véronique, qui tient un magasin de jeu et d'ameublement dans la station thermale.  Audrey, une restauratrice dénonce une décision "complètement incohérente". Elle ne comprend pas la logique de maintenir les remontées mécaniques fermées dans une station ouverte.

"_Après six mois de fermeture cette année, cela peut nous faire perdre nos commerce_s", ajoute Benoît, un autre restaurateur de la commune.  "Certains départements ont leurs services des urgences saturés, mais pas chez nous", affirme de son côté Manon Escoubet, restauratrice sur le domaine de Superbagnères et qui plaide pour des mesures sanitaires adaptées aux territoires.

Laurent Garcia, le directeur de la station de Peyragudes insiste pour que le gouvernement apporte "des précisions sur les compensations".  "Le fonds de solidarité ne répond pas à la problématique des stations. Le gouvernement nous parle d'indemnisation mais on a besoin de savoir sur quoi elle va porter et ce qu'elle va prendre comme assiette", s'inquiète-t-il.

Concurrence d'Espagne et d'Andorre

Les professionnels de la montagne craignaient aussi la concurrence des stations de ski étrangères, espagnoles et andorranes. Pour l'Espagne, c'était encore le grand flou vendredi soir. Des négociations ont lieu entre Paris et Madrid pour aligner leurs calendriers. Dans le Val d'Aran, à quelques kilomètres de Luchon, Baqueira-Beret a prévu d'ouvrir le 11 décembre. Mais la France a annoncé des contrôles renforcés, pour empêcher les skieurs français de franchir la frontière. Les stations espagnoles attendent désormais le feu vert de Madrid pour ouvrir.

En Andorre, c'est plus clair. La principauté a fait machine arrière jeudi soir. Les stations ouvriront seulement en janvier, et pas pour Noël comme prévu. Sous la pression, le gouvernement andorran a voulu afficher sa "fidélité" à l'Europe et à la France.

Choix de la station

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