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Économie – Social

Il y a des cerises du Tarn-et-Garonne à Roland-Garros

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Par , France Bleu Occitanie

Les cerises de Yannick Colombie à Lizac dans le Tarn-et-Garonne, ont été sélectionnées pour être distribuées à Roland Garros. Des fruits déjà présents sur de nombreuses tables parisiennes. Mais malgré ces contrats prestigieux, l'arboriculteur reste très inquiet pour sa production.

Cerise à Lizac dans le Tarn-et-Garonne
Cerise à Lizac dans le Tarn-et-Garonne © Radio France - Nina Valette

Lizac, France

Ce n'est pas une blague, Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic et les autres joueurs de tennis du tournoi Roland-Garros vont manger des cerises qui proviennent de Lizac, à côté de Moissac dans le Tarn-et-Garonne. 

Un fruit qui répond aux nombreuses attentes des organisateurs notamment en terme de couleur et de taille. D'ailleurs, les fruits de Yannick Colombie sont déjà présents sur les tables du Ritz à Paris ou encore du Bristol. Mais pas seulement, à l'Elysée également, le Président de la République croise aussi les cerises du sud.  Cette exploitation de neuf hectares permet de récolter, selon les années, plus de deux tonnes de cerises. 

Attention à la pluie et aux mouches 

La bête noire de l'équipe de Yannick Colombie c'est la pluie. Parce que même si Roland-Garros passe commande, si la pluie s'invite, tout peut basculer. "Quand il pleut, la cerise est pleine d'eau, elle est donc moins bonne et moins sucrée. La pluie abîme aussi les fruits. C'est surtout ça le problème. Une cerise avec des trous, c'est impossible à vendre à de grands restaurants", souligne le chef d'entreprise. 

L'autre fléau, c'est la mouche. Une mouche blanche, qui s'attaque aux fruits rouges depuis plusieurs années en France. "Une année, nous avons perdu des brugnons", se souvient Yannick Colombie. Alors pour lutter contre la pluie et la mouche, il est obligé d’invertir dans d'immenses bâches blanches : "c'est pas simple, il faut compter 48 000 euros l'hectare", explique le l'arboriculteur. 

A la recherche... de saisonniers 

Pour cette cueillette, le responsable est accompagné d'un jeune étudiant toulousain. C'est déjà la troisième année qu'il participe. Mais à deux ou trois, ce n'est pas suffisant. "Nous avons souvent besoin de trois personnes en plus au milieu de l'été, mais il n'y a pas grand monde qui postule. Les temps changent, à l'époque de mon père, les gens venaient tous les jours déposer des cv", regrette le patron.