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Des chaussures usagées envoyées à Jean Castex

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Par , France Bleu Paris

Fermées depuis plus d'un mois, trois commerçantes de chaussures installées à Yerres en Essonne, appelaient à rouvrir ce 3 mai. Pour protester contre cette situation, elles ont envoyé des chaussures usagées à Matignon.

Isabel Sequalino, patronne de Sybelle Chausseur à Yerres, a participé à l'action "on marche sur la tête."
Isabel Sequalino, patronne de Sybelle Chausseur à Yerres, a participé à l'action "on marche sur la tête." © Radio France - Laura Laplaud

Des sandales dorées, des baskets à lacets, des mocassins, des ballerines, des centaines de chaussures au total sont arrivées à l'Hôtel Matignon la semaine dernière. Une action appelée par les commerçants "on marche sur la tête" pour protester contre la troisième fermeture de leurs magasins.

Isabel Sequalino, Séverine Trouillet et Christine Noël ont toutes les trois leurs boutiques rue Charles de Gaulle à Yerres. Depuis plus d'un mois, elles font face au désarroi de certains clients. 

Gérante du magasin Sybelle Chausseur Enfants, Séverine Trouillet tente de fonctionner en click and collect. Un système qui pose problème puisqu'il ne permet pas d'essayer les chaussures en magasin. "Je vois beaucoup de grands-parents qui viennent chausser leurs petits-enfants et qui ont des pointures trop petites, avance-t-elle. J'en ai vu avec du 25 alors qu'ils chaussaient du 27 ou encore en chaussons ! Ce matin il y en avait encore deux en chaussons, c'est quand même grave !" D'autant que les achats sur Internet sont beaucoup plus difficiles à réaliser pour habiller les enfants.

Affiches placardées sur la devanture du magasin Sybelle Chausseur à Yerres en Essonne.
Affiches placardées sur la devanture du magasin Sybelle Chausseur à Yerres en Essonne. © Radio France - Laura Laplaud

Pas de réouverture le 3 mai

Elles demandaient et espéraient la réouverture de leurs boutiques le 3 mai, échéance donnée par le gouvernement pour la levée progressive des restrictions sanitaires. Leurs magasins sont considérés comme des commerces "non-essentiels", une incompréhension pour Christine Noël, la gérante de Cabottine. Avec ses 50 mètres carrés, elle estime que toutes les règles sanitaires peuvent être respectées dans son magasin. "J'ai travaillé tout novembre, tout décembre, tout janvier, février, mars, portes ouvertes... On fait attention aux distances, il n'y a pas plus de quatre personnes dans la boutique... A quel moment on met en danger qui que ce soit ?", s'interroge-t-elle.

Une opération qui peut faire sourire mais qui reste très sérieuse. "Qu'ils essayent les chaussures, qu'ils les portent pendant une semaine, s'emporte Séverine Trouillet. Ils vont voir si ça ne va pas être trop petit aux pieds, s'ils ne vont pas avoir mal."

Pour appuyer cette action, Isabel Sequalino, patronne de Sybelle Chausseur, en a profité pour envoyer une lettre à Emmanuel Macron, dans laquelle elle témoigne de sa détresse. 

Elles envoient des chaussures usagées à Jean Castex - Reportage

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