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Des commerçantes côte-d'oriennes "non-essentielles" envoient une culotte du mécontentement à Jean Castex

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

On aimerait bien voir la tête de Jean Castex au moment de recevoir tous les colis du collectif "action culottée" dans son hôtel à Matignon. A l'intérieur, il trouvera une culotte, symbole du ras-le-bol des professionnels de la lingerie face au confinement, et un message : "on veut de l'équité".

 Audrey Marie, commerçante à Venaray-lès-Laumes, membre du collectif "action culottée"
Audrey Marie, commerçante à Venaray-lès-Laumes, membre du collectif "action culottée" - Audrey Marie

L'union fait la force... et l'humour aussi. Avec cette opération, la centaine de professionnels de la lingerie et du bain réunis dans le collectif national "action culottée" font coup double : parler d'eux, sur un ton léger. Même si la situation n'a rien d'agréable pour tous ces gérants, essentiellement des gérantes indépendantes dont les commerces sont fermés depuis début avril pour cause de Covid-19.

La culotte, objet essentiel

À Veraney-les-Laumes (Côte-d'or), Audrey Marie s'estime plutôt heureuse. Elle résiste "grâce aux aides", évidemment. Grâce au click & collect, aussi. Et puis, dans sa petite boutique Jolie Chose située en milieu rural, "les charges sont plutôt basses. Mais j'ai des copines qui ont des boutiques beaucoup plus grandes que moi", et pour qui les choses commencent à devenir inquiétantes. "On voudrait juste qu'on nous laisse travailler. On laisse les fleuristes, les libraires, les disquaires ouvrir leurs portes, et nous ? Quelle est la première chose que l'on fait le matin en s'habillant ? La lingerie, c'est essentiel, on est presque sur un sujet d'hygiène !" s'indigne la commerçante. 

Et si on envoyait une culotte à Castex ? 

Réuni dans un groupe Facebook depuis un an, ces professionnels vacillent à chaque décision du gouvernement. Après les dernières annonces du président Macron, et ce troisième confinement annoncé jusqu'à début mai, une action s'impose. "Tout est parti d'une phrase,  "et si on envoyait une culotte à Castex ?" et puis on s'est organisés", détaille Audrey Marie, par ailleurs suivie par plus de 100.000 personnes sur le réseau social Tiktok sous le pseudonyme "mmetoutlemonde21".

Injustice face aux supermarchés

Dans un long communiqué de presse, le collectif parle également d'injustice face aux grands supermarchés. Annabelle Piquet, la gérante de la boutique Un temps pour elle, explique que "chacun a son interprétation des consignes du gouvernement, ce qui donne des choses injustes et absurdes, des rayons entiers plus grands que nos boutiques ouverts, ou bien seulement à moitié."

Le tout sans évoquer les aides de l'État, auxquelles ces indépendants ne peuvent pas tous prétendre de la même manière : "Je suis obligée de faire de la gestion sans savoir si je vais toucher 1.500 ou 10.000 euros", confie Annabelle Piquet, qui espère que la situation ne s'éternisera pas. 

D'autant que les soldes d'été arriveront très vite, et une fois de plus les grandes surfaces seront les seules à pouvoir casser les prix pour écouler leurs stocks. "Il faut encadrer ces soldes", disent les professionnelles de l'action culottée.

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