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Dossier : Coronavirus Covid-19

Des créateurs d'entreprises, bousculés par le confinement, demandent de l'aide aux élus du Grand Est

Un collectif d'entrepreneurs du Grand Est tire la sonnette d'alarme auprès des élus de la région. Ils devaient lancer leur activité ces dernières semaines sauf que le confinement a tout stoppé. Leur chiffre d'affaires est inexistant et sans lui, ils ne sont pas éligibles aux aides de l'État.

Lettre ouverte adressée par le collectif d'entrepreneurs en sursis aux élus du Grand Est
Lettre ouverte adressée par le collectif d'entrepreneurs en sursis aux élus du Grand Est - Collectif d'entrepreneurs en sursis

À peine lancés, déjà en sursis ! Un collectif de créateurs d'entreprises du Grand Est demande de l'aide aux élus de la région. Ces entrepreneurs étaient censés démarrer leur activité en mars, en avril : sauf que le confinement a tout figé. Si la majorité des entreprises bénéficient d'un fond de solidarité, proposé par le Gouvernement, ces nouveaux entrepreneurs n'ont pas encore de chiffre d'affaires, condition pourtant obligatoire pour pouvoir prétendre au fond de solidarité, puisqu'il faut avoir crée son entreprise avant le 1er février 2020 et pouvoir prouver une perte de chiffre d'affaires.Quant aux aides départementales, il faut avoir droit au fond de solidarité pour y être éligible. 

J'étais censé ouvrir mon épicerie italienne à Reims le 18 mars, il nous restait une semaine de travaux et le confinement a tout stoppé. Depuis, c'est le flou total, nous ne savons pas quand allons-nous pouvoir ouvrir, en attendant l'argent ne rentre pas. - Benjamin Tisserand, gérant d'une épicerie et membre du collectif

Certes, Benjamin Tisserand pourrait ouvrir son épicerie puisque c'est un commerce de première nécessité, sauf que l'acheminement des produits depuis l'Italie est très complexe, si ce n'est impossible. Depuis le 18 mars, le chef d'entreprise estime avoir perdu 9.000 euros et craint en perdre autant d'ici la mi-mai si son commerce n'ouvre pas.

Des charges déjà prélevées et des entreprises déjà fragilisées

Cette somme, l'entrepreneur rémois a du la sortir pour payer des charges, qui elles, n'ont pas été stoppées par le confinement. Les membres du collectif "ont commencé à payer le loyer, le crédit, l'assurance. Certains l'ont fait avec leurs économies, d'autres ont pris dans leur matelas financier, celui censé servir de sécurité économique lorsque l'on lance une entreprise. Pour l'instant on lutte mais personne ne sait combien de temps cette situation va durer, on ne doit pas être sacrifiés", martèle Benjamin Tisserand.

Le collectif "Entrepreneurs en sursis" demande à ce que les élus et le gouvernement incluent les créateurs d'entreprises dans le fond de solidarité, afin qu'ils puissent pouvoir prétendre aux aides des collectivités. Sans ces aides, ils craignent (déjà) de devoir se séparer de leur projet.

Première partie de la lettre
Première partie de la lettre - Collectif entrepreneurs en sursis
Deuxième partie de la lettre
Deuxième partie de la lettre - Collectif entrepreneurs en sursis
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