Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Des dépenses globalement justifiées, mais quelques zones d'ombre dans les comptes de WN (ex-Whirlpool)

-
Par , France Bleu Picardie

C'est ce qui ressort de l'audit commandé par le ministère de l'économie. WN est en redressement judiciaire depuis le mois dernier. Les pouvoirs publics cherchent notamment à savoir comment l'argent des subventions a été utilisé.

Des salariés de WN rassemblés près de l'usine après la présentation de l'audit
Des salariés de WN rassemblés près de l'usine après la présentation de l'audit © Radio France - Claudia Calmel

Amiens, France

La grande majorité des dépenses de WN étaient justifiées. C'est ce qui ressort de l'audit commandé par le ministère de l'économie. L'entreprise, qui a repris le site et une partie des salariés de Whirlpool Amiens l'an dernier, est en redressement judiciaire. 

Des dépenses "en lien avec l'activité de l'entreprise" 

WN a perçu plus de 10 millions d'euros de subventions (2,4 millions d'euros de l'Etat et 7,4 millions d’euros de Whirlpool). Les pouvoirs publics ont donc cherché à savoir comment cet argent a été dépensé. Selon le cabinet KPMG, 98,5 % de la somme de départ a été utilisée régulièrement "pour des activités en lien avec l'entreprise"

- 5,3 M€ ont été utilisés pour payer les salaires 

- 4,8 M€ ont été utilisés pour payer des investissements (machines, propriété intellectuelle, etc.)

- 1,8 M€ ont servi  des dépenses d’exploitation (entretien et maintenance, gardiennage, déplacements, frais bancaires, etc.) 

- Le reste des fonds se trouve sur la trésorerie de l’entreprise (221.000 euros). 

Mais il y a tout de même des points d'interrogations : 179.000 euros de dépenses n'ont pas pu être justifiées par le dirigeant Nicolas Decayeux.

Des zones d'ombres sur 179.000 euros

Le problème porte sur une petite partie des dépenses : 179.000 euros que le dirigeant Nicolas Decayeux et son avocat n'ont pas pu justifier. Il s'agit de logements loués pour des cadres de l'entreprise (53.000 euros), d'honoraires de management de transition (55.000 euros), de locations de voitures (29.000 euros), des frais de déplacement (21.000 euros) et de frais divers (21.000 euros) comme par exemple une loge au stade de la Licorne. 

La question du salaire des cadres est aussi soulevée par cet audit : quatre d'entre eux percevaient plus de 100.00 euros par an. Des dépenses pas forcément illégales mais qui posent question sur le plan moral pour la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, Agnès Pannier-Runacher. Elle était en déplacement à Amiens pour la présentation de l'étude : "Quand une entreprise va mal, il est de la responsabilité du dirigeant de partager l'effort de guerre. Je ne suis pas sûre qu'il soit nécessaire d'avoir une loge au stade alors que l'entreprise ne fait pas de chiffre d'affaire. _Il ne s'agit pas de sommes énormes, mais c'est le symbole qui est choquant_." 

La secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher dans les locaux de la préfecture de la Somme - Radio France
La secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher dans les locaux de la préfecture de la Somme © Radio France - Claudia Calmel

Consultez le contenu de l'audit du cabinet KPMG ci-dessous.

Le contenu de cet audit a été transmis au Procureur de la République : c'est lui qui décidera d'éventuelles poursuites judiciaires. 

Le tribunal de commerce d'Amiens doit statuer sur les deux offres de reprises de WN ce vendredi 26 juillet. Les salariés ont prévu de se retrouver à 8h30 devant l'hôtel de ville d'Amiens, avant de converger vers le tribunal qui examinera les offres vers 11 heures.

Choix de la station

France Bleu