Économie – Social

Des élus écologistes vont en justice pour garder les contrats aidés

Par Marc Bertrand, France Bleu Paris lundi 2 octobre 2017 à 19:25

Les grosses associations seront moins touchées par le non-renouvellement de contrats aidés, selon le syndicat Solidaires ASSO.
Les grosses associations seront moins touchées par le non-renouvellement de contrats aidés, selon le syndicat Solidaires ASSO. © Maxppp - F. Lecocq

Le Conseil d'Etat examine ce mardi le référé-suspension déposé par des élus écologistes contre le gel des contrats aidés décidé par le gouvernement. En Île-de-France, sur 33 000 contrats aidés signés en 2016, 3700 n'ont pas été renouvelés ou ne le seront pas en 2017.

Des élus écologistes vont en justice pour garder leurs contrats aidés ! Le Conseil d'Etat examine aujourd'hui le référé-suspension qu'ils ont déposé contre le gel, décidé par le gouvernement, des contrats aidés. Ce sont des contrats financés en grande partie par l'Etat, signés souvent pour un an avec des jeunes sans formation ou des chômeurs de longue durée, qui viennent travailler dans les cantines de nos écoles, les clubs de sports ou encore les associations. Ils forment aussi le gros des troupes d'animateurs pour les activités périscolaires après la classe ou alors d'auxiliaires de vie scolaire pour assister les élèves handicapés.

3700 contrats aidés sur 33 000 non renouvelés cette année en Île-de-France

Mais le chômage baisse, selon les dernières données de l'Insee, et le gouvernement estime que les contrats aidés ne sont pas très efficaces pour que leurs bénéficiaires décrochent un emploi durable. Il a donc décidé de réduire la voilure. De 459 000 contrats aidés au niveau national en 2016, on passe à 310 000 en 2017, soit 149 000 en moins. En Île-de-France, ce sont des milliers de postes qui vont disparaître. Sur 33 000 contrats aidés signés en 2016, 3700 n'ont pas été renouvelés ou ne le seront pas en 2017.

Pour les élus écologistes, ces 3700 contrats aidés qui disparaissent mettent en danger le tissu associatif et la continuité du service public dans les écoles par exemple. C'est sur cette base qu'ils compte plaider devant le Conseil d'Etat, pour obtenir le renouvellement de ces contrats. Le gouvernement, lui, assure que le budget formation va être triplé, afin que ceux qui sortent du dispositif aillent plutôt vers des formations.

Les quartiers populaires plus touchées ?

La préfecture de région a choisi de concentrer ses financements sur certains secteurs. L'école d'abord, notamment les auxiliaires de vie scolaire qui aident les enfants handicapés, ou le personnel des cantines. Priorité aussi est mise sur le médico-social et les communes rurales. Mais le résultat, c'est que des contrats aidés vont être supprimés ailleurs !

Selon le syndicat Solidaires ASSO, les petites associations locales seront les plus touchées, et surtout dans les quartiers prioritaires, dans le nord-est de Paris et en Seine Saint-Denis notamment. D'autant que les associations des quartiers populaires subissent une autre coupe budgétaire. Celle dans les crédit de la politique de la ville, qui finance également en partie les contrats aidés.