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Des entreprises du Pas-de-Calais remportent une subvention pour leur projet de relocalisation

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Par , France Bleu Nord

Le gouvernement va subventionner 110 projets de modernisation d’entreprises françaises dans le cadre du plan de relance. Dans les Hauts-de-France, 11 projets ont été retenus, avec notamment l’ambition de relocaliser des productions. Reportage à Cityplast basée à Douvrin, dans le Pas-de-Calais.

Emmanuel Mauduit compte créer une deuxième branche dans son entreprise.
Emmanuel Mauduit compte créer une deuxième branche dans son entreprise. © Radio France - Noémie Lair

Le gouvernement va engager 600 millions d'euros sur 3 ans pour soutenir la filière aéronautique et l’automobile dans le cadre du plan de relance. Il a ouvert un appel à projets pour attribuer des subventions à des entreprises souhaitant se moderniser, innover ou encore relocaliser. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, et Agnès Pannier-Runacher, chargée de l’Industrie, ont présenté les nouveaux lauréats, jeudi 22 octobre. 110 projets ont pour le moment été retenus dont 11 dans les Hauts-de-France.

Parmi eux, deux entreprises du Pas-de-Calais qui ont pour ambition de relocaliser tout ou partie de leur production.

Produire des pièces pour le médical dans le Pas-de-Calais

Le premier projet est porté par la société Cityplast basée à Douvrin, au nord de Lens. Cette entreprise qui produit des pièces pour l'automobile va recevoir une subvention de 420 000 euros pour se diversifier et relocaliser en France une production qui se fait aujourd’hui essentiellement à l'étranger : les matériaux pour le médical.

Ce projet d’ouvrir une deuxième branche dans son entreprise trotte dans la tête du gérant, Emmanuel Mauduit, depuis deux ans. Il aurait pu le mener à bien... si la crise du coronavirus n'était pas passée par là car elle va faire perdre à sa société 40% de son chiffre d’affaire en 2020.

La subvention du gouvernement est donc la bienvenue et va lui permettre de financer la moitié de son projet, et notamment la réhabilitation d'une pièce aujourd'hui inutilisée de l'entreprise, une salle blanche, c’est-à-dire une pièce où l’air est filtré pour éliminer toutes les poussières et bactéries. Une salle indispensable pour produire des pièces utilisées dans le domaine médical. Elle devrait être opérationnelle en janvier et les premières pièces vendues avant l’été. Quelques embauches sont à prévoir.

La crise du coronavirus a montré l’importance de produire au plus proche de la zone où les produits vont être utilisés.

En se lançant dans le médical, Emmanuel Mauduit entend relocaliser une production en grande partie réalisée à l’étranger. "Mon objectif n’est pas de regarder qui en France travaille sur le médical et essayer de se battre sur les prix mais plutôt de regarder comment, grâce aux nouvelles technologies, on peut être compétitif en France par rapport à des productions faites dans des pays plus low costs, principalement en Asie", explique-t-il.

D’autant que l’importance de produire en local a été soulignée par la crise sanitaire, particulièrement dans le domaine médical. "La crise du coronavirus a montré l’importance de produire au plus proche de la zone où les produits vont être utilisés."

Toutes les étapes de fabrication au même endroit

Un second projet porté par une entreprise du Pas-de-Calais a pour ambition, notamment, de relocaliser sa production. Il s’agit de la société Aglaform basée à Auxi-le-Château, à la frontière avec la Somme. 

Elle produit des poulies et des pièces de boîtes de vitesses automatiques et a pour ambition d’intégrer toutes les étapes de fabrication au même endroit. Cela doit lui permettre d'être plus efficace et compétitive, précise le communiqué du gouvernement. Par ailleurs, rassembler toute la production doit réduire les aller-retours entre les usines et donc "avoir un impact positif sur l'environnement".

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