Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Des escrocs tentent de détourner 3,3 millions d'euros en usurpant l'identité d'entreprises de Touraine

-
Par , France Bleu Touraine, France Bleu
Touraine, France

Il y a bien eu des tentatives massives de fraudes au chômage partiel, en Touraine. Près de 3,3 millions d'euros d'indemnisation ont été demandés par des escrocs qui ont usurpé les identités d'entreprises d'Indre-et-Loire. 328.000 euros ont été indûment versés.

Derrière leurs ordinateurs, les escrocs se font passer pour des entreprises tourangelles pour toucher l'indemnisation du chômage partiel
Derrière leurs ordinateurs, les escrocs se font passer pour des entreprises tourangelles pour toucher l'indemnisation du chômage partiel © Maxppp - ©LAURIE DIEFFEMBACQ/BELGA/MAXPPP

Des escrocs ont tenté de détourner plus de trois millions d'euros en se faisant passer pour des entreprises d'Indre-et-Loire. Ils ont d'ailleurs réussi à récupérer environ 10% de cette somme. Ces tentatives de fraudes au chômage partiel ont été découvertes par la Direccte. La Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi a contrôlé 368 entreprises d'Indre-et-Loire cet été. 44 usurpations d'identités d'entreprises tourangelles ont été mises à jour. 

Steve Billaud, le responsable par intérim de l'unité départementale de la Direccte, explique la méthode utilisée. "Des personnes vont récupérer des identifiants, souvent de petites entreprises qui n'ont pas de salarié et qui ne feront donc pas de demande d'activité partielle. Elles récupèrent le Siret, l'adresse, le nom du gérant et avec un mail frauduleux, elles se font passer pour cette entreprise et demandent de l'indemnisation pour de l'activité partielle, à verser sur un compte en ligne. On est vraiment sur de la fraude caractérisée".

328.000 euros versés, 3 millions d'euros bloqués

Au total, en cumulant les 44 usurpations d'identité d'entreprises tourangelles, on arrive à un préjudice qui approche les 3,3 millions euros. "Concernant le préjudice réel, c'est-à-dire des montants que nous avons déjà versés et que nous avons pour objectif de récupérer, la somme se monte à environ 328.000 euros. En revanche, les montants demandés mais non-versés parce que nous avons détecté la fraude et bloqué les sommes sont beaucoup plus importants. Là, on est autour de trois millions d'euros de préjudice évité".

Les entreprises de Touraine ont déjà touché plus de 123 millions d'euros d'indemnisation, au total

12,5 millions d'heures d'activité partielle ont été indemnisées aux entreprises d'Indre-et-Loire, entre mars et septembre, pour un montant total qui dépasse 123 millions d'euros. Pour que le versement soit rapide, la procédure a été assouplie. Steve Billaud n'est pas surpris que certains escrocs aient tenté d'en profiter. "Forcément, des personnes mal-intentionnées ont tenté de s'infiltrer dans le dispositif. Quand on voit une EURL, c'est-à-dire une petite entreprise, qui déclare une quinzaine de salariés, c'est un signe qui nous laisse penser qu'il y a quelque chose. Même chose quand une entreprise qui se dit du bâtiment déclare tous ses salariés en chômage partiel en juillet, alors que la reprise était là. Il y a certaines fraudes qui sont grossières, d'autres qui sont beaucoup plus subtiles et difficiles à détecter".

Tous les cas d'usurpations d'identité d'entreprises tourangelles ont fait l'objet d'un signalement au procureur de la République. Au niveau national, le ministère du Travail a estimé le 17 septembre dernier que les fraudes au chômage partiel ont représenté 225 millions d'euros, pour 30 milliards payés par l'État. Le parquet de Paris a décidé de centraliser toutes les enquêtes. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess