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Économie – Social

Des fournisseurs bloquent l'usine Ascometal à Fos-sur-Mer

mercredi 22 novembre 2017 à 10:56 Par Armêl Balogog, France Bleu Provence

Trois fournisseurs ont passé la nuit de mardi à mercredi devant l'usine Ascometal à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Elle leur doit entre un à quatre millions d'euros, mais ils craignent de ne pas être payés.

Le groupe Ascometal veut être placé en redressement judiciaire, les fournisseurs des Bouches-du-Rhône ont peur de ne pas être payés
Le groupe Ascometal veut être placé en redressement judiciaire, les fournisseurs des Bouches-du-Rhône ont peur de ne pas être payés © Maxppp - Claude Essertel

Fos-sur-Mer, France

"Il n'y a rien de concret de proposé, donc nous, on restera devant l'usine jusqu'à ce qu'on puisse débloquer l'ensemble de nos factures", prévient Julien Muscinesi, mercredi 22 novembre, sur France Bleu Provence, après avoir passé la nuit devant l'usine Ascometal à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône.

Ascometal leur doit plusieurs millions d'euros

Le directeur général de la société Comfer à Vitrolles a peur de ne pas être payé par l'entreprise qui risque d'être placée en redressement judiciaire. Elle leur doit entre un et quatre millions d'euros chacun.

Lui et deux autres fournisseurs de l'entreprise ont décidé de bloquer l'entrée des camions depuis mardi soir. Dix personnes ont passé la nuit devant Ascometal au total.

Selon Julien Muscinesi "on a quand même l'impression que la direction générale d'Ascométal laisse penser à une sortie de situation. En tous cas, ils entament des négociations et ils sont dans la discussion".

"On ne nous propose rien de bien concret. On en est toujours à l'étape de mise à plat des créances et des calculs des éventuelles sorties", nuance-t-il tout en affirmant sa détermination à bloquer l'usine tant que les négociations n'auront pas abouti, voire à intensifier le bocage en empêchant aussi les salariés d'entrer.

Des emplois pourraient être supprimés

Faute de paiement de la part d'Ascometal, les fournisseurs risquent de devoir licencier. Ce sont "entre 400 et 500 emplois qui risquent d'être perdus", déplore le directeur général de Comfer, en comptant aussi les salariés des autres fournisseurs, de leurs sous-traitants et des transporteurs.

"Il y a de fortes sommes en jeu. Ca va faire cascade, explique Hervé Dadi. On ne va pas pouvoir payer les fournisseurs qui ont livré pour notre compte, on va pas pouvoir livrer les transporteurs."

"Si on est là, c'est qu'on n'a pas le choix." - Hervé Dadi, fournisseur d'Ascometal

Les fournisseurs ont aidé à "sauver l'usine"

Le directeur général de l'entreprise Dadi à Marignane estime d'ailleurs qu'Ascometal "c'est notre usine".

En 2014, à la demande du gouvernement de l'époque et notamment d'Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, les sociétés ont accepté de continuer à fournir Ascometal malgré des impayés.

"Ils nous ont demandé de continuer à livrer pour sauver l'usine, continue Hervé Dadi, donc on considère que c'est notre usine parce qu'on travaille avec eux depuis 45 ans."

"On a tout mis en place et on a tout fait pour les alimenter en ferraille, la matière première dont ils ont besoin pour alimenter les fours, pour construire des pièces automobiles principalement. Et ils nous ont toujours garanti qu'on serait payés, qu'on ne s'inquiète pas."

Trois ans plus tard, deux députés communistes, Pierre Dharéville et Fabien Roussel, demandent au gouvernement actuel et notamment au Premier ministre, Édouard Philippe, de clarifier "les intentions du gouvernement" sur le dossier Ascometal.