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Des factures d'eau jusqu'à 16 000 euros : le médiateur trouve des solutions en Charente-Maritime

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Par , France Bleu La Rochelle

Les dossiers concernant des litiges sur des factures d'eau potable se sont entassés, cette année sur le bureau du médiateur de la Charente-Maritime, Christian Leyrit, notamment pour les communes de l'ile de Ré, ou de Saint-Xandre. Mais il traite de tout type de conflit.

Des factures d'eau jusqu'à 16 000 euros : le médiateur trouve des solutions en Charente Maritime
Des factures d'eau jusqu'à 16 000 euros : le médiateur trouve des solutions en Charente Maritime © Maxppp - Richard Villalon

Depuis qu'il a été nommé début 2019, par le président du Conseil départemental, Christian Leyrit le médiateur de la Charente maritime a été saisi près de 700 fois des particuliers. Il prend en charge gratuitement les litiges insolubles avec les administrations. En tant que Préfet honoraire, ancien préfet de la Charente-Maritime (1999-2004), Christian Leyrit dispose dans le département de contacts au plus haut niveau qui lui permettent de trouver des solutions même dans les situations les plus inextricables. Sa méthode : écouter, et agir. Christian Leyrit était l'invité de France bleu La Rochelle ce mardi matin. 

France Bleu La Rochelle : Vous dites avoir été estomaqué de constater que la présence d'un médiateur était nécessaire pour dénouer des situations dramatiques, qu'avez-vous découvert ? 

Christian Leyrit : Dans cette société de plus en plus digitalisé, dématérialisée, il y a évidemment des grandes difficultés pour chacun de nous, mais encore plus pour les personnes qui ne sont pas familières d'Internet. Une des premiers éléments de ma mission est d'écouter. Une écoute bienveillante pour que les gens puissent être entendus. C'est déjà un point qui est très, très important et ensuite, effectivement, il faut traiter le problème. Je suis missionné par le conseil départemental, donc au départ, je traite les litiges avec les départements mais comme les plus anciens se souviennent que j'ai été préfet ici autrefois, les gens m'appellent sur tout type de problème. Beaucoup me disent que je suis leur dernier recours.

Quels types de problèmes rencontrent les personnes qui vous sollicitent? 

Christian Leyrit : Tout ce qui concerne l'insertion, les prestations sociales, le RSA, évidemment, les prestations du handicap. Et puis j'ai découvert qu'il y avait beaucoup de demandes qui concernent les suspicions de fraude. Ce sont souvent des femmes qui ne sont pas des fraudeuses mais des victimes, et qui vivent souvent une double, triple ou quadruple peine. Victimes de violences de leur conjoint, elles ne perçoivent plus d'allocations RSA par exemple. Et comme elles n’ont en général plus de revenus, donc elles ne peuvent plus payer leur loyer, et la quatrième peine, c'est qu'elles risquent l'expulsion. 

Dans ces cas-là, j'organise des rencontres pour faire entendre leur point de vue contradictoire dans un climat de bienveillance. Dans ces situations très asymétriques, je suis là pour rétablir un équilibre. C'est cet équilibre qui est nécessaire, qui peut parfois heurter les administrations ou les directeurs ou les ordinateurs, mais qui est évidemment tout à fait fondamental pour que leurs voix puissent être entendues.

Vous avez traité, aussi beaucoup de litiges concernant des factures d’eau cette année

Christian Leyrit : Depuis le début de l’année, il y a beaucoup de plaintes. Il y a un collectif sur l’Île de Ré, un collectif à Saint-Xandre : j’ai traité à peu près 120 dossiers où il y avait des situations très difficiles, par exemple des factures d'eau, des compteurs, des relevés qui n'étaient pas effectués par des compagnies, etc. Lorsqu’on change d’opérateur, par exemple c’est le cas à l’Île de Ré, le nouvel opérateur change de compteurs et donc on voit effectivement qu'il y a des factures qui ont explosé. Il y a des gens qui ont des factures de 9000 euros ou 16.000 euros d'eau et donc j'ai réuni tous les interlocuteurs : le syndicat des eaux de Charente Maritime au 17, les opérateurs pour traiter ces questions. J’ai traité une cinquantaine de dossier à l’Île de Ré, 70 à Saint-Xandre.

Comment faites vous pour débloquer des situations parfois ubuesques quand on a affaire à l'administration ?

Christian Leyrit : Il y a effectivement des situations invraisemblables, des décisions totalement arbitraires. La méthode c’est premièrement l’écoute, et ensuite de voir si le droit est appliqué. Je constate dans un certain nombre de cas que le droit n’est pas appliqué pour des citoyens, dans ces cas, je réagis de manière assez vive à haut niveau. J'ai été dix ans directeur des missions centrales, 11 ans préfet de région. J'interviens au niveau nécessaire. Il y a des sujets qui interpellent l'Etat : je rencontre mon collègue le préfet aujourd'hui de Charente-Maritime, des directeurs régionaux. les problèmes de d’eau, par exemple. J'ai des contacts avec directeurs, j'organise des réunions. Sur l’Îe de Ré j’ai par exemple, j’ai j'organisé une trentaine de réunions où toutes les demi-heures les gens venaient. Il y avait là les deux directeurs des services d'eau, les responsables d’ Eau 17, chacun expose son problème et puis, on trouve des solutions. En réalité ce qui est important, c'est la prise en compte humaine de chaque situation. Lorsqu’on traite les sujets à la chaîne, ça peut conduire à des situations qui sont insupportables pour les gens. Il faut traiter les sujets en équité.

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