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Économie – Social

Des hôteliers et taxis de Limoges s'alarment de l'impact de la grève à la SNCF

lundi 28 mai 2018 à 16:49 Par Nathalie Col, France Bleu Limousin

Alors que le 12ème épisode de grève se poursuit ce lundi et mardi à la SNCF, autour de la gare de Limoges certains professionnels s'inquiètent des conséquences sur leur chiffre d'affaires.

La gare de Limoges Bénédictins
La gare de Limoges Bénédictins © Maxppp - Stéphane Lefevre

Limoges, France

Au pied de la gare de Limoges, Antonino Pinelli reçoit régulièrement des appels de clients qui annulent leur réservation dans son hotel B&B. Depuis le début de la grève à la SNCF, il y a près de deux mois, il estime avoir perdu "un peu plus de 20% de chiffre d'affaire sur le mois d'avril et entre 10 et 15% sur le mois de mai." Une situation qui l'oblige à adapter son planning au fur et à mesure, notamment pour les femmes de chambres qui se retrouvent pratiquement désœuvrées certains jours. A tel point que ce gérant d'hôtel a décidé de ne pas réembaucher tout de suite, après le départ d'une de ses employées. 

Il n'y a peut-être pas péril en la demeure, mais il ne faut pas que ça dure encore 6 mois - Brigitte Brisseau, propriétaire et directrice d'hôtel à Limoges

Juste à côté, la propriétaire et directrice de l'Interhôtel de la gare de Limoges dresse le même constat. Pour elle, l'impact est même encore plus important car c'est dans son établissement que la SNCF envoie son personnel navigant. "Entre la grève, les travaux qui durent depuis des mois, avec des trains supprimés sur certaines lignes, et le fret qui ne passe plus à Limoges, nous sommes très pénalisés" explique Brigitte Brissaud qui chiffre ses pertes à environ 30% par rapport à la même période l'année dernière. Elle a du donner des jours de repos anticipés à ses salariés pour éviter qu'ils ne se retrouvent trop nombreux dans un hôtel "presque vide" certains jours. Ses tarifs s'en ressentent aussi : "en principe le mardi et le mercredi sont des jours où on a beaucoup de demandes et où les chambres sont donc censées être plus chères. En ce moment ce n'est pas le cas, donc on baisse les prix."

Les taxis et les loueurs de voitures sont également à la peine

Même morosité du côté du président de Limoges Taxi, qui fédère une soixantaine de professionnels dans la ville. Frédéric Roux estime qu'environ un tiers des courses sont perdues à cause de cette grève. "C'est pénalisant surtout pour les plus jeunes, qui ont de gros emprunts sur le dos." Les taxis sont de fait moins sollicités par les particuliers qui prennent habituellement le train, mais aussi par les entreprises comme Legrand assure Frédéric Roux. "Normalement Legrand fait appel à nous deux à trois fois par jour, mais là c'est deux à trois fois par semaine maximum". Cette clientèle d'affaire semble aussi faire défaut aux loueurs de voiture installés en gare de Limoges. Et apparemment, c'est loin d'être compensé par les quelques voyageurs qui se tournent vers leurs agences, faute de trains.