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Des infirmiers de réanimation s'invitent au conseil de surveillance du CHR d'Orléans pour se faire entendre

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Par , France Bleu Orléans

Une vingtaine d'infirmiers en réanimation de l'hôpital d'Orléans ont envahi le conseil de surveillance de l'hôpital d'Orléans, ce vendredi après-midi, pour faire entendre leurs revendications. En première ligne face au Covid 19, ils réclament notamment une reconnaissance de leur spécialité.

Le collectif regroupant des infirmiers des deux services de réanimation de l'hôpital d'Orléans
Le collectif regroupant des infirmiers des deux services de réanimation de l'hôpital d'Orléans © Radio France - Anne Oger

Ils étaient en mars 2020 les soldats de la première ligne, selon Emmanuel Macron, face au Covid 19, et ils sont au front sans discontinuer depuis un an et demi maintenant. Eux, ce sont les infirmiers de réanimation, mobilisés depuis plus d'un mois, partout en France et notamment à l'hôpital d'Orléans, pour demander une véritable reconnaissance de leur spécialité.

Après un mouvement de grève en mai dernier, ils ont créé un collectif, à Orléans, regroupant les deux services de réanimation, la réaniamtion médicale, la plus concernée par le Covid, et la réanimation chirurgicale, appelée en renfort au plus fort des vagues de l'épidémie. Pour se faire entendre ils ont donc envahi le conseil de surveillance de l'hôpital d'Orléans, l'instance qui regroupe à la fois la direction, les syndicats, mais aussi le maire d'Orléans, et des représentants des usagers.

Pour arriver à recruter, ils réclament une reconnaissance de leur spécialité

Clément est le porte-parole de ce collectif. Il a choisi de ne donner que son prénom car il ne veut pas être reconnu. Il explique la fatigue, l'épuisement, et surtout le manque de personnel : "sans recrutements rapides et en nombre, on ne pourra pas ouvrir à nouveau des lits, car il y a eu énormément de départs, beaucoup de fatigue accumulée avec le Covid, mais même avant cela". Et pour recruter, explique Clément, il faut une reconnaissance de la spécialité de réa : "nous sommes les seuls infirmiers aujourd'hui à ne pas avoir de prime spécifique, nous espérons que des décisions seront prises rapidement"

Les revendications sont parfois plus locales. A l'hôpital d'Orléans, il y a notamment le problème des heures de transmission, ce moment d'échange entre les équipes, après 12 heures de garde. Elles ne sont pas rémunérées, car pas considérées comme faisant partie du temps de travail. Le collectif estime que cela représente 7000 heures "réalisées bénévolement car non comptabilisées". Ailleurs ces heures sont compensées ou rémunérées en heures supplémentaires, c'est ce que demande le collectif à la direction du CHR d'Orléans. "Il y a eu des avancées, on nous a promis des choses, on attend maintenant du concret" explique Clément. 

Des formations minimalistes pour les nouveaux arrivants, faute de personnel

Les soignants réclament aussi des propositions concrètes en matière de formation des nouveaux arrivants, "les formations actuelles sont minimalistes faute d'effectifs suffisants, cela met en cause la qualité et la sécurité des soins" dit leur communiqué. Dans une spécialité où le niveau de connaissances techniques est particulièrement élevé. Ils mettent en cause également le ratio soignant-patient dans les unités de surveillance continue, il est trop élevé, actuellement, en raison, encore une fois, du manque de personnel. 

La direction de l'hôpital d'Orléans, a lancé, elle, une vaste campagne de communication pour recruter des infirmiers. Et promet, par la voix d'Olivier Boyer, le directeur général du CHRO, "une réflexion sur le fonctionnement de l'hôpital et notamment les services de réanimation, c'est une demande du ministère de la Santé". Olivier Boyer rappelle que le Ségur de la Santé a aboutit à un effort de 9 milliards d'euros sur les salaires des soignants. Et il ajoute : "le ministre nous a aussi demandé de travailler sur le management de proximité, pour veiller aux conditions de travail des personnels". 

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