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Économie – Social DOSSIER : Dossier du jour de France Bleu Vaucluse

Des maisons à Avignon et au Pontet pour loger les personnes sans toit

lundi 8 janvier 2018 à 6:21 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

L'association Habitat Alternatif Social propose des maisons dans des quartiers résidentiels du Pontet et d'Avignon pour des personnes à la rue. Le logement décent est la priorité à la réinsertion. Une donatrice anonyme a financé deux maisons pour 400 000 euros.

Dans un quartier résidentiel du Pontet, cette villa accueille des personnes qui n'avaient plus de logements
Dans un quartier résidentiel du Pontet, cette villa accueille des personnes qui n'avaient plus de logements © Radio France - Philippe Paupert

Avignon, France

À Avignon et au Pontet , les maisons de l'association Habitat Alternatif Social sont comme les autres : un petit jardin, une cuisine à l'étage et plusieurs chambres pour accueillir en urgence des personnes sans domicile pendant plusieurs semaines. 

Proposer aux pauvres une maison de la qualité d'un logement de riches

L'association refuse l'indignité des foyers collectifs. Eric Kérimel, le directeur d'HAS, privilégie une qualité de prestation : _"dans les hébergements d'urgence classique, trop souvent, les personnes intègrent qu'elles ne sont plus rien. Ici, elles redécouvrent qu'elles sont quel_qu'un. Les riches ont des bonnes idées qu'on doit appliquer aux pauvres, dans des villas comme tout le monde".

On peut galérer toute la journée, mais on rentre à la maison. C'est du solide" Florence, logée en urgence après une expulsion.

Dans la cuisine à l'étage, Florence prépare le repas. À 56 ans, Florence s'est retrouvée à la rue lorsque son colocataire n'a plus payé le loyer. Dans cette maison, elle s'est sentie "chez soi. Y'a pas de différence. C'est stable et on peut partir faire des projets depuis la maison car on a les deux pieds bien campés". Florence attend une réponse pour un emploi dans la restauration.

Tu relèves la tête quand tu as une maison" Bilel, logé dans une maison après avoir dormi dans la rue.

À 21 ans, Bilel pleure presque quand il parle de cette maison. Il a dormi dehors et sait que "quand on est dans la rue, tu crèves : les gens te regardent de travers. Avec la maison, tu relèves la tête et t'es propre".  Bilel a pu passer un entretien pour postuler à un emploi dans la mécanique.

Une donatrice offre deux maisons pour 400 000 euros

Le lancement de cet Habitat Alternatif Solidaire a été facilité par une généreuse donatrice anonyme. Elle a offert deux maisons :  "partager, ça coulait de source. On a trouvé deux maisons pour 400 000 euros. J'ai pas fait de calcul".

La préfecture de Vaucluse soutient cette démarche : Christine Maison la directrice de la cohésion sociale en Vaucluse souhaite "changer de l'enfermement dans les structures collectives. Ici les gens sont comme tout le monde. Ils rentrent chez eux le soir".