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Économie - Social

Des Manchois se penchent sur l'avenir des déchets radioactifs en Finlande

Ce mercredi 27 novembre, des membres des commissions locales d'information (Cli) manchoises ont visité les galeries d'un centre d'enfouissement de déchets radioactifs, à deux pas de l'EPR d'Olkiluoto en Finlande. Un système qui pose la question de l'avenir du retraitement.

La délégation manchoise en compagnie de Juha Poikola, de l'opérateur TVO
La délégation manchoise en compagnie de Juha Poikola, de l'opérateur TVO © Radio France - Pierre Coquelin

La Hague, France

C'est un site unique en Europe : Onkalo, le centre d'enfouissement de déchets radioactifs finlandais. Les travaux ont commencé en 2004. Un site percé dans le granit, sur les bords de la mer baltique. Onkalo, symbole d'une révolution dans le traitement des déchets nucléaires. L'objectif : récupérer les déchets à la sortie de la centrale, et les enterrer et sceller le tout pour des milliers d'années. 

Casque vissé sur la tête, le maire d'Herqueville, petite commune haguarde de 155 habitants, termine la visite des galeries. "Je crois que c'est un très bon choix, explique Martial Maignan. Ils gèrent toute la filière déchets. Ils ont moins de soucis que les pays qui font du retraitement, où on a des déchets qui s'accumulent". Un peu plus loin, son collègue de Digulleville (297 habitants), Jacques Hamelin, s'interroge sur l'avenir du retraitement : "_On ne sait pas l'avenir des centrales_. A terme, en France, on parle de 50% d'électricité nucléaire (à l'horizon 2035, contre 75% en 2019), allons-nous avoir besoin du plutonium pour faire du Mox ?"

Jean-Paul Vaultier (CGT) : "Si demain, on fait un choix de stockage définitif comme en Finlande, c'est clair que c'est la mort de l'usine de La Hague"

Quel avenir pour La Hague ? 

C'est le principal argument des pro-retraitement : l'extraction de plutonium pour recréer du combustible. Pour donner un mélange qu'on appelle du Mox. "Le choix que les Finlandais ont fait, c'est la fin du traitement-recyclage tout compte fait, résume le syndicaliste CGT Jean-Paul Vaultier. On ne cherche pas à reprendre du plutonium. Nous, en France, on a une filière Mox. _Notre plutonium est une matière noble pour refaire du combustible_. Les Finlandais considèrent que c'est un poison supplémentaire, qu'il faut traiter et stocker". 

"Si on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Si demain, on fait un choix de stockage définitif comme en Finlande, c'est clair que c'est la mort de l'usine de La Hague" - Jean-Paul Vaultier (CGT)

"Le Mox, personne n'en veut", répond de son côté Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace. Il met en avant également la part de déchets produite dans le sycle du retraitement : selon lui, un mètre cube retraité équivaut à 65 mètres cubes de déchets au total. 

Yveline Druez (présidente Cli Andra) : "Entre la France et la Finlande, le contexte n'est pas le même"

Un revirement de politique qui pourrait donc avoir de graves conséquences sur l'avenir du site Orano La Hague. Une entreprise où travaille plus de 5.000 salariés (Orano et sous-traitants). Un site qui a encore un bel avenir selon la maire de La Hague et présidente de la Cli Andra, Yveline Druez. "Pour l'instant, on a tout le démantèlement de X centrales vieillissantes. Le fait de vitrifier reste cohérent dans notre situation", commente-t-elle. Yveline Druez qui ajoute qu'il y a une différence d'échelle entre la France et la Finlande : les Finlandais "estiment être capables de stocker les déchets de leurs quatre centrales. Nous, avec 58 réacteurs, on a un volume de déchets énorme. Le contexte n'est pas le même".

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