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Économie – Social

Des Marseillais lancent une pétition pour dénoncer des verbalisations abusives pour stationnement gênant

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Une soixantaine d'habitants du quartier Saint-Anne, dans le 8e arrondissement de Marseille, signe une pétition pour dénoncer des contraventions qu'ils jugent abusives. Jusqu'à 138 euros d'amende sur leurs propres véhicules garés, sur le trottoir, juste devant chez eux.

Une soixantaine d'habitants de l'avenue des Colonnes a signé la pétition pour dénoncer des contraventions abusives
Une soixantaine d'habitants de l'avenue des Colonnes a signé la pétition pour dénoncer des contraventions abusives © Radio France - Sébastien Cabrita dos Santos

Marseille, France

"C'est une rue où il n'y a même pas le bon dieu qui passe, on ne gêne personne". C'est la stupéfaction pour les riverains de la toute petite avenue des Colonnes, dans le quartier Saint-Anne (8e arrondissement de Marseille). 

Ce n'était encore jamais arrivé et voilà qu'en l'espace de quelques mois, une centaine de résidents a été sanctionnée : des amendes jusqu'à 135 euros pour "stationnement gênant". "Il n'y a que nous que ça gêne, aime à rappeler la soixantaine d'habitants en colère qui a signé la pétition, puisque nos voitures sont garées juste devant nos portes".

Dur retour à la réalité pour Gilbert, installé dans le quartier Saint-Anne depuis plus de 50 ans : "À l'époque on jouait même au boules au milieu de la rue, personne ne venait nous casser les pieds", peste ce retraité, sidéré de devoir changer ses habitudes, alors "qu'aucun panneau, ni marquage au sol" n'interdit, selon lui, de garer sa voiture devant sa propre porte. 

Les voitures garées devant chaque porte ne gênent personne selon ces habitants de la très calme avenue des Colonnes  - Radio France
Les voitures garées devant chaque porte ne gênent personne selon ces habitants de la très calme avenue des Colonnes © Radio France - Sébastien Cabrita dos Santos

"Ils ont eu de mauvaises habitudes pendant des années, désormais ça ne passe plus", estime de son côté l'adjoint au maire de Marseille. Jean-Luc Ricca qui promet toutefois de réorganiser le stationnement dans le quartier, en supprimant, par exemple, une voie de circulation pour que les résidents puissent se garer dans les règles. 

En attendant, il conseille aux résidents de l'avenue des Colonnes de se garer au parking Borely, à quelques centaines de mètres de là. Solution inenvisageable pour Renée, 80 ans, qui dénonce un scandale et qui ne se voit vraiment pas faire la route à pieds, ses commissions à la main, accompagnée de son mari handicapé. 

La force de frappe inégalable de la "Scan car" 

Partout ailleurs dans Marseille, les "Scan cars" frappent aussi, et font la fierté de Jean-Luc Ricca : "Ces voitures-balai sont capables de scanner absolument toutes les places payantes de la ville, une à deux fois par jour"

Avec ce nouveau système, 630.000 contraventions ont été dressées en 2017, soit le double par rapport à l'année précédente, synonyme d'un gain trois millions d'euros supplémentaires pour la ville. 

Des Marseillais agacés, bien trop souvent verbalisés par les voitures balai!

Mais l'adjoint au maire délégué au stationnement se satisfait surtout de voir les mentalités des Marseillais changer : ils sont désormais plus de huit sur dix à payer leur stationnement, contre trois sur dix il y a encore deux ans.

Jean-Luc Ricca rappelle l'intérêt premier d'une telle mesure : permettre, à terme, de désengorger l'une des villes les plus embouteillées de France.