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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Des mesures d'accompagnement pour les entreprises pénalisées par le mouvement des gilets jaunes en Nouvelle-Aquitaine

mercredi 5 décembre 2018 à 19:08 Par Laurine Benjebria, France Bleu Gironde

Le mouvement des gilets jaunes pénalise certaines entreprises, notamment celles spécialisées dans la livraison des produits frais et les centres commerciaux. Des mesures d'accompagnement ont donc été mises en place par l'Etat. En Nouvelle-Aquitaine, la DIRECCTE a déjà reçu 69 demandes.

Rassemblement de gilets jaunes sur le rond-point de Sainte-Eulalie - Photo d'illustration
Rassemblement de gilets jaunes sur le rond-point de Sainte-Eulalie - Photo d'illustration © Radio France - Laurine Benjebria

Nouvelle-Aquitaine, France

Quels sont les impacts économiques du mouvement des gilets jaunes ? Zone de fret bloquée, barrage filtrant près des centres commerciaux... Les entreprises sont particulièrement touchées par ce mouvement social. Dès le 19 novembre, une cellule de suivi a donc été mise en place au sein de la DIRECCTE (Direction régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi) pour venir en aide aux entreprises qui le souhaitent. En Nouvelle-Aquitaine, la DIRECCTE a reçu pour le moment 69 demandes d'activité partielle.

La Gironde, département de Nouvelle-Aquitaine le plus touché

La Gironde est le département qui comptabilise le plus d'entreprises en difficulté à en croire les chiffres des demandes d'activité partielle reçue par la DIRECCTE : 24 demandes venant de Gironde, contre 19 en Dordogne ou quatre en Haute-Vienne. Les enseignes qui sont le plus touchées en Gironde, comme en Dordogne, ce sont les centres commerciaux et tous les magasins qui sont installés dans les galeries marchandes ou autour du centre. Ca va donc du salon de coiffure à l'hypermarché en passant par les grandes surfaces spécialisées, comme le centre commercial Grand Tour à Sainte-Eulalie en Gironde et La Cavaille à Bergerac. 

En moyenne, les chiffres d'affaires des entreprises de Nouvelle-Aquitaine ont baissé de 20 à 35% selon la DIRECCTE. Les enseignes ont enregistré les plus grosses baisses lors du premier week-end de mobilisation, le 17 novembre, où clients et employés étaient bloqués sur les routes. Et depuis, même si les gilets jaunes sont passés au filtrage plutôt qu'au blocage, les achats n'ont pas assez repris pour compenser. 

Les entreprises spécialisées dans les produits festifs ont également été pénalisées par le mouvement des gilets jaunes. Mais le plus gros coup dur reste celui subi par la filière de livraison des produits frais. Car dans bien des cas, les produits n'ont pas résisté aux blocages et aux nombreuses heures d'embouteillages, ils ont donc dû être détruits. 

Les mesures d'accompagnement

Pour accompagner ces entreprises en difficulté, l'Etat se dit mobilisé avec plusieurs mesures d'accompagnement mises en place, ou qui seront mises en place ultérieurement dans le département. 

  • La première mesure a avoir été mise en place, et la plus rapide (deux à trois jours de délais d'instruction), c'est la demande d'activité partielle, "c'est-à-dire la subvention d'heures de travail par l'Etat" explique Isabelle Notter, la directrice régionale de la DIRECCTE. Les entreprises peuvent en faire la demande depuis le 19 novembre, sur internet. La DIRECCTE a reçu des demandes allant de quatre à 250 salariés.
  • L'étalement des échéances fiscales et sociales pour les entreprises qui ont des difficultés de trésorerie. La prochaine échéance étant le 17 décembre prochain, la mesure n'est pas encore mise en place.  Les entreprises qui bénéficient déjà ce plan de règlement, l'échéance est automatiquement reportée "en fin de plan selon un échéancier équivalent au nombre d'échéances décalées". Là, l'interlocuteur est la direction départementale des finances publiques.
  • Ouverture exceptionnelle le dimanche. Pour compenser les pertes de chiffres d'affaires, les entreprises qui souhaitent bénéficier d'une ouverture dominicale supplémentaire ou exceptionnelle peuvent contacter la préfecture pour obtenir une dérogation.
  • D'autres acteurs ont été mobilisés, notamment les banques qui ont assuré que, dans ce contexte, elles regarderaient les demandes de financement de court terme avec bienveillance selon la DIRECCTE. Et la BPIfrance va augmenter sa quotité garantie de 40% à 70% pour les prêts de moins de trois ans.

Isabelle Notter, Directrice de la DIRECCTE Nouvelle-Aquitaine