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Économie – Social

Plusieurs milliers de retraités dans la rue pour réclamer une revalorisation de leurs pensions

jeudi 11 avril 2019 à 18:09 - Mis à jour le jeudi 11 avril 2019 à 22:00 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Partout en France, des milliers de retraités sont descendus dans la rue ce jeudi, pour réclamer une revalorisation de leurs pensions. A l'appel de neuf syndicats et organisations de retraités, tous ont dénoncé un gouvernement "sourd dingue" à leurs revendications.

A Paris, environ un milliers de personnes a manifesté.
A Paris, environ un milliers de personnes a manifesté. © Radio France - Laëtitia Heuveline

Ils dénoncent, une fois de plus, leurs retraites trop faibles et la perte de pouvoir d'achat qu'ils subissent. Pour la septième fois depuis l'élection d'Emmanuel Macron, plusieurs milliers de retraités étaient mobilisés partout en France ce jeudi pour réclamer une revalorisation des pensions, et interpeller un gouvernement "sourd dingue" à leurs revendications. 

Ils ont défilé à l'appel de neuf organisations et associations de retraités (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR, LSR et UNRPA). L'intersyndicale demande également la suppression de la hausse de la CSG pour tous, et pas seulement pour les foyers qui touchent moins de 2.000 euros par mois. Ils réclament aussi une pension minimum à hauteur du Smic ou encore une "prise en charge de la perte d'autonomie à 100% par la Sécurité sociale".

La réindexation des retraites sur l'inflation "sur la table" 

Dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2019, l'exécutif avait décidé de limiter à 0,3% la revalorisation des retraites en janvier, bien en-deçà de l'inflation qui s'est établie à 1,8% en 2018. Mais jeudi matin sur LCI, la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, a redit qu'une réindexation des petites retraites sur l'inflation était "sur la table".

A Paris, "les retraités ne sont pas des nantis"

A Paris, plus d'un millier de personnes ont défilé. Les manifestants, dont certains scandaient "Macron, rends-nous le pognon!", marchaient derrière une banderole proclamant : "Les retraités ne sont pas des nantis, revalorisation des pensions". . "Je ne peux pas voyager, je ne peux pas aller au spectacle explique Claude, une retraitée parisienne de 80 ans. Ma sœur voulait qu’on parte en croisière mais je n’ai pas assez d’argent."

A Marseille, "la pension des retraités est un droit acquis par le travail"

A Marseille, entre un millier de personnes, selon l'AFP, et 3.000 selon les organisateurs, ont défilé dans le calme derrière une banderole proclamant : "La pension des retraités n'est pas une allocation familiale, mais un droit acquis par le travail". A Nîmes, ils étaient près de 300. 

A Bordeaux, des "gilets jaunes" dans le cortège 

A Bordeaux, la préfecture a recensé 900 manifestants. Dans le cortège, quelques"gilets jaunes" étaient présents. A Pau, ils étaient plus de 500 à défiler. Les manifestant ont signé une carte postale adressée au Président Emmanuel Macron, avec leurs revendications. A Mont-de-Marsan, ils étaient plus de 200. 

A Saint-Étienne, "vivre avec 600 euros par mois, ce n'est pas possible quand vous avez un loyer à sortir"

A Lyon, ils étaient un millier selon les organisateurs, 750 selon la préfecture. Des défilés ont également eu lieu dans la Loire et en Haute-Loire : à Saint-Etienne, où ils étaient 800, à Roanne, avec 250 personnes, et au Puy-en-Velay où ils étaient 150. "On n'arrête pas de nous diminuer les retraites", raconte Marcelle, une Stéphanoise. "Vivre avec 600 euros par mois, ce n'est pas possible quand vous avez un loyer à sortir".

A Valence, ils étaient 300 à battre le pavé. "Les prix de l'électricité et du gaz augmentent, au supermarché c'est pareil, par contre ma retraite c'est toujours à peine plus de 1 000€", témoigne André, 63 ans. 

Dans les Hauts-de-France et en Normandie 

A Amiens, environ 150 personnes ont défilé.  A Caen, les manifestants étaient un peu plus de 500. "Je pense que Monsieur Macron devrait consulter un ORL pour mieux entendre de l'oreille gauche", ironise François. "On a l'impression qu'il n'entend que de la droite, qu'il n'écoute que les patrons." A Cherbourg, ils étaient un peu plus d'une centaine. "On est obligés de couper sur certaines choses : l'habillement, les sorties, le restaurant... Il y a des choses qu'on ne fait plus", regrettent Denise et Régis, 74 et 77 ans. 

A Nantes, "Je suis obligé de reprendre de l'argent que j'avais mis de côté pour la maison de retraite !" 

A Nantes, ils étaient environ un millier à manifester. ""Je suis obligé de reprendre de l'argent que j'avais mis de côté pour la maison de retraite !", témoigne Michel, routier retraité. En Mayenne, 70 personnes ont manifesté. 

Dans l'Est 

A Nancy, ils étaient environ 200 pour "un printemps des retraités". "Nos retraites sont malmenées", estime Didier, retraité de la métallurgie. A Dijon, les retraités se sont également mobilisés, devant le Parc Expo de la ville qui organise le salon des Seniors.

A Tours, "Retraite par point, on n'en veut point"

A Tours, les manifestants étaient environ 600. Parmi les slogans : "Retraite par point, on n'en veut point ".A Clermont-Ferrand, ils étaient 500. A Châteauroux, ils étaient entre 150 et 200 retraités. A Limoges, ils étaient 380 dans le défilé. A Poitiers, ils étaient près de 200.