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Économie – Social

Des CRS isérois sont à Paris pour manifester contre leurs conditions de travail

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Par , France Bleu Isère

Le rendez-vous est donné à 12h30 place de la Bastille à Paris. La quasi-totalité des syndicats policiers appelle à une manifestation pour dénoncer leurs conditions de travail et le manque de considération dans cette profession. Dans le cortège, un CRS isérois fait le déplacement.

Jérome Robert, CRS et secrétaire national du syndicat France Police Policiers en colère
Jérome Robert, CRS et secrétaire national du syndicat France Police Policiers en colère © Radio France - Nina Valette

Isère, France

_"Ils arrivent à briser les rêves d'enfants_", c'était déjà les mots de Jérôme Robert en 2018 pour parler de sa hiérarchie et des gouvernements en place depuis 20 ans. Ce CRS, (et secrétaire nationale du syndicat France Police Policiers en colère) sera à Paris ce mercredi 2 octobre, pour défiler au milieu de ses collègues. Des hommes et des femmes qui arrivent de toute la France pour participer à la marche nationale de la colère. 

Plus de 10.000 policiers devraient manifester à Paris, du jamais vu depuis 2001. A l'époque, la mobilisation avait été provoquée par le meurtre de deux policiers au Plessis-Trévise (Val-de-Marne) par un braqueur récidiviste. Depuis le début de l'année, 52 policiers se sont suicidé en France. Les syndicats attendent un geste fort de la part du gouvernement et veulent marquer le coup avec cette mobilisation rare des forces de police. 

Trop c'est trop 

Jérôme Robert, du syndicat France Police Policiers en colère va arriver en retard à la manifestation. "Je dois m'occuper de ma fille, je ne suis pas qu'un CRS dans la vie". Mais même en retard, ce jeune Papa veut aller à Paris pour cette action inédite ou presque. "Ce n'est que la deuxième fois que je monte à Paris pour manifester. Mais le manque de considération de notre hiérarchie nous pousse a réagir", raconte l'homme de 36 ans avant d'ajouter, "Il n'est pas improbable qu'on réitère l'action de 2010. A savoir qu'il n'y aurait plus _de service d'ordre le samedi_, sachant qu'on a encore besoin de nous ce jour là". 

Ce CRS se dit également épuisé par le climat ambiant ; "Nous sommes sans arrêt entre les manifestants et notre hiérarchie. Sans jamais de soutien. Au quotidien, c'est très difficile", regrette le policier. Et dans sa _C_ompagnie _R_épublicaine de _S_écurité, le malaise est palpable également chez ses collègues. En tout, une vingtaine d'entre eux ont pris le train au petit matin pour rejoindre le cortège parisien. 

  - Visactu
© Visactu -
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