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Économie – Social

Des réfugiés au secours des arboriculteurs pour la cueillette des pommes

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Pour la troisième année, l'association mancelle Tadamoon organise le transport de réfugiés vers les vergers du sud Sarthe. Dès que les pommes seront mûres, ils seront une cinquantaine à aller travailler chaque jour dans des exploitations en mal de main d'oeuvre.

Les futurs cueilleurs lors du briefing avant le lancement de la saison
Les futurs cueilleurs lors du briefing avant le lancement de la saison © Radio France - Ruddy Guilmin

Sarthe, France

Dans le sud Sarthe, depuis plusieurs années, les producteurs de pommes manquent de cueilleurs pour la saison. C'est encore le cas cette année, à quelques jours du début de la saison. Ainsi, depuis trois ans, l'association mancelle Tadamoon propose aux demandeurs d'asile et aux réfugiés qu'elle accompagne d'aller travailler dans les vergers. Dans quelques jours, 53 Soudanais, Yeménites, Ethiopiens, Tchadiens ou Erythréens vont donc renforcer les effectifs de deux producteurs partenaires, à Chenu (72) et à Saint-Aubin-le-Dépeint (37)

Dès que les pommes seront mûres, le dispositif sera mis en place : un bus sera affrété chaque jour pour faire l'aller-retour entre Le Mans et le sud Sarthe. Le coût, 485 € par jour, est pris en charge par la ville du Mans, la métropole, le département et l'Etat. "Mais on demande également 3 € à chaque cueilleur pour chaque aller-retour, pour leur faire comprendre que ce bus, il n'est pas gratuit", souligne Brigitte Coulon-Marques, présidente de l'association Tadamoon, qui s'assure également que tous les papiers (titre de séjour, CMU, etc.) et les contrats de travail sont bien en règle.

Réfugié soudanais de 27 ans, Hinazir participe pour la deuxième année. Il est ravi de pouvoir faire ce travail... A défaut de mieux : "C'est court mais on n'a pas le choix car c'est dur de trouver du travail. Même en intérim, il faut toujours des qualifications, des diplômes... Alors, là, au moins, ça fait du bien de travailler un peu. Et on verra après si on trouve un travail plus stable." Titulaire d'un bac+ 4 en administration des affaires, il espère pouvoir reconnaître son expérience et ses acquis pour travailler comme comptable en France.

En quinze jours de travail, les cueilleurs pourront gagner autour de 700 €. Et pourquoi pas décrocher de futurs opportunités dans un secteur où les besoins de mains d'oeuvre sont réels selon Yves Calippe, président du CCAS du Mans, qui co-finance le transport des réfugiés dans les vergers : "Parmi ces réfugiés, certains ont une expérience en agriculture. Et certains arboriculteurs ont des besoins sur des emplois pérennes. Mais il faut une formation, ce qu'on va réussir à financer avec l'aide de la région. A la clef, il pourrait il y avoir peut-être cinq emplois." Un début selon l'élu, qui estime que d'autres secteurs en tension (restauration, mécanique , industrie, etc.) pourraient faire appel à ces personnes aux savoir-faire multiples. Et qui espèrent, plus que tout, du travail.

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