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Économie – Social

Des remous autour de l'usine nordiste Tim, dix mois après son rachat

jeudi 3 mai 2018 à 18:17 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord

L'investisseur américain Fil Filipov demande le versement rapide des aides publiques promises par l'État et la Région. Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, lui demande en échange des garanties pour maintenir le plus d'emplois possibles sur le site.

Des salariés réunis devant l'usine Tim, à Quaëdypre, l'été dernier
Des salariés réunis devant l'usine Tim, à Quaëdypre, l'été dernier © Maxppp - Marc Demeure

Quaëdypre, France

Neuf mois après avoir racheté l'usine Tim de Quaëdypre, qui fabrique des cabines d'engins de chantier, l'investisseur américain Fil Filipov, demande un coup de pouce. Il réclame le versement immédiat d'une aide de cinq millions et demi d'euros promise par la Région (3,5 millions) et l'Etat (2 millions), l'été dernier, lorsqu'il avait racheté l'usine des Flandres qui compte aujourd'hui 430 salariés. Fil Filipov ne cache plus son impatience :

Depuis neuf mois, je n'ai pas reçu beaucoup d'aide. Je me sens très seul. Je suis là de sauver des emplois, las de sauver la société Tim

Fil Filipov, le patron de Tim

Mais dans un premier temps, l'investisseur bulgare a tenté de redresser seul la société. Il assure avoir injecté six millions d'euros, d'autres sources évoquent plutôt 100.000€ venant de ses poches. Quoi qu'il en soit, tous, salariés comme politiques, relèvent le volontarisme de l'homme d'affaires américain marié à une Ch'ti et sensible à l'avenir de cette entreprise nordiste. Les clients américains, anglais, allemands sont restés ou revenus, le carnet de commandes est remonté mais pas suffisamment. Depuis janvier, les périodes de chômage partiel se succèdent, 430 salariés sont même dans cette situation depuis lundi. Fil Filipov demande donc le versement rapide des aides promises par l'Etat et la Région.

Xavier Bertrand demande des garanties

Xavier Bertrand, le président des Hauts de France, rappelle que l'engagement pris l'été dernier sera tenu :

Ce ne sont pas des paroles en l'air, je ne joue pas au poker. Il s'agit de salariés d'une entreprise qui a vraiment de l'avenir

Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France

L'élu divers droite demande donc au patron américain de respecter, lui aussi, ses engagements : il doit céder à la Région un titre de propriété d'une partie de l'usine, un gage pour s'assurer qu'il prépare un réel avenir à l'entreprise. Des discussions ont débuté avec un concurrent, le Français Buisard, installé dans la Sarthe, et qui se sent trop à l'étroit. La société lorgne sur Tim mais jugerait qu'il y a trop de salariés. Les négociations, débutés discrètement il y a quelques semaines, sur un rachat de l'usine évoquaient 200 suppressions de poste. Un projet inadmissible pour la Région qui veut sauvegarder le maximum d'emplois.