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Économie – Social

Des salariés de la Redoute remportent un bras de fer judiciaire avec leur direction sur les temps de pause

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Par , France Bleu Nord

Le conseil des prud'hommes de Roubaix a donné raison ce jeudi à 19 salariés de l'entrepôt logistique de La Redoute, à Wattrelos. Ils demandaient à ce que le temps passé à rejoindre la salle de repos ne soit pris sur le temps de pause alors qu'ils devaient traverser un gigantesque entrepôt.

Le siège de La Redoute, à Roubaix
Le siège de La Redoute, à Roubaix © Radio France - Stéphane Barbereau

Roubaix, France

C'est un sujet délicat dans bon nombre d'entreprises où l'on travaille à la chaîne : le temps de pause. A Quai 30, la branche logistique de l'entreprise de vente par correspondance, installée à Wattrelos et où travaille plus de 500 salariés, c'est à 10h tous les matins que débute la pause pour une durée de 20 minutes. Le problème c'est que la salle de pause est en bout d'entrepôt, ceux qui travaillent à l'opposé perdent donc de précieuses minutes explique Fabrice Peeters, délégué CGT : 

Sur 20 minutes, il y en a qui n'ont que 12 à 15 minutes de temps de pause réelle. 

"C'est la course à la productivité, c'est comme dans l'automobile, du travail à la chaîne", ajoute ce syndicaliste qui souhaite donc que l'on ajoute au temps de pause le temps de trajet jusqu'à la salle de repos. Refus de la direction qui chronomètre donc les salariés et retirent sur leur paie de mars 2017 le "temps supplémentaire de pause", soit quelques centimes d'euros, 1, 2 ou 5€ maximum. Le conseil des prud'hommes a donné raison aux salariés et demandé à l'entreprise de leur verser de nouveau les sommes indûment prélevées qui se chiffre à quelques euros pour chaque personne concernée. 

De nouvelles salle des repos

La direction n'a pas souhaité commenté cette décision, dans l'attente du contenu détaillé du jugement. Elle ajoute que depuis cette affaire, des salles de repos supplémentaires ont été mises en place dans l'entrepôt. Elle précise qu'elle paie le temps de pause et va donc au-delà de la loi en la matière. Mais ce n'est pas un cadeau fait aux salariés nuance l'avocat de la CGT, Mario Califano :

C'était la contrepartie de la plus grande amplitude horaire demandée aux salariés qui peuvent travailler entre 5h le matin et jusqu'à21h20 le soir.

La direction de la Redoute assure que cette décision de justice ne remet pas en cause l'accord sur l'organisation du temps de travail négocié en 2014.

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