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Économie – Social

Des salariés de Neuhauser à Folschviller en grève contre des restrictions budgétaires

mardi 17 avril 2018 à 17:14 Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord

A l'appel de la CGT, une partie des salariés de la boulangerie industrielle Neuhauser à Folschviller sont en grève depuis lundi soir. Ils dénoncent des restrictions budgétaires qui dégradent leurs conditions de travail. Le directeur général du groupe doit les rencontrer ce mercredi matin sur place.

A l'appel de la CGT, une soixantaine de salariés bloquaient ce midi l'entrée des camions de l'usine Neuhauser à Folschviller
A l'appel de la CGT, une soixantaine de salariés bloquaient ce midi l'entrée des camions de l'usine Neuhauser à Folschviller © Radio France - Cécile Soulé

Folschviller, France

C'est la 1er fois qu'ils font grève depuis le plan social de l'an dernier et la suppression de 140 des 600 salariés: une partie des employés de la boulangerie industrielle Neuhauser à Folschviller (Moselle) ont cessé le travail depuis lundi soir à l'appel de la CGT, 1er syndicat de l'entreprise. Ils dénoncent des restrictions budgétaires et des conditions de travail très dégradées. Les grévistes bloquent l'entrée des camions sur les deux sites de productions. Ils réclament une rencontre avec le directeur général du groupe Neuhauser-Soufflet, qui a accepté de leur rendre visite ce mercredi matin. 

Le reportage de Cécile Soulé sur le piquet de grève

Devant l'usine, l'entrée des camions est barrée par un gros morceau de bois, encadrée par les grévistes et leur banderoles. Ils refusent les restrictions budgétaires annoncée par la direction. Christian Porta, le délégué CGT: "Ils veulent supprimer des postes, ils expliquent qu'il y a du monde en trop, par contre, nous on le voit sur les lignes de production, il n'y a pas de monde en trop". 

On ne peut pas continuer ainsi. Il faut qu'on qu'on dise notre ras-le-bol, notre colère! - un gréviste

C'est leur 1er grève depuis le plan social de l'an dernier. Près d'un an plus tard, la colère n'est pas retombée, Arnaud, technicien de maintenance, est très remonté contre ses conditions de travail: "Ils enlèvent tous les intérimaires, du coup on doit faire le boulot de plusieurs personnes en une. C'est juste impossible. On ne peut pas continuer ainsi. Il faut qu'on bloque tout, qu'on dise notre ras-le-bol, notre colère.  Il faut qu'ils comprennent, il faut arrêter les conneries!".

L'avenir du site? C'est la clé sous la porte... - une gréviste

Manque de personnel, manque d'investissement, Maria craint carrément pour l'avenir du site : "L'usine n'avance déjà pas comme ça, si on sucre du personnel, on n'avancera plus du tout. Au contraire, on régresse. L'avenir du site? C'est la clé sous la porte...Soufflet doit avoir assez d'argent, il n'a sans doute pas besoin de ces usines-là. Moi, j'ai 32 ans d'ancienneté, j'ai eu de belles années, mais elles sont derrière moi". 

Arnaud, technicien de maintenance et gréviste

Les grévistes le rappellent aussi, à cause des mauvaises conditions sur les lignes de production, les accidents du travail se multiplient. Selon la CGT, il a y a près de 60% de grévistes par postes (en 5x8). Ils étaient une soixantaine ce mardi midi à faire grève.