Économie – Social

Des salariés de Pierrefeu veulent relancer l'entreprise

Par Charlotte Jousserand, France Bleu mercredi 5 octobre 2016 à 6:00

L'entreprise Pierrefeu avait notamment participé à la construction de deux-cents villas en bois de ce type
L'entreprise Pierrefeu avait notamment participé à la construction de deux-cents villas en bois de ce type © Radio France - Nathalie Rodrigues

Moins d'une semaine après la liquidation judiciaire de l'entreprise de menuiserie de Vernoux-en-Vivarais, en Ardèche, des salariés s'organisent en coopérative avec pour projet de relancer la société et de la gérer eux-mêmes.

Neuf salariés de l'entreprise Pierrefeu se sont regroupés en SCOP, en société coopérative de production, pour tenter de relancer l'activité. Le 28 septembre dernier, ils ont appris la liquidation judiciaire de l'entreprise, en difficultés depuis plusieurs années. Tous les salariés, cinquante personnes au total, ont été licenciés et se sont donc retrouvés au chômage. Une situation inacceptable pour Bruno Valette et ses huit autres collègues. Selon lui, "il fallait faire quelque chose".

Un projet chiffré

Le groupe de salariés a tout d'abord envisagé l'idée d'un repreneur mais la localisation de l'entreprise en zone rurale et à "45 minutes de la vallée du Rhône" ainsi que les difficultés actuelles que rencontre le secteur bois les ont vite fait changer de projet. Ces salariés ont donc décidé de monter une SCOP, où ils seraient eux-même gérants de la société. Bruno Valette précise que ce n'est pas juste une idée en l'air : "On pars avec des chiffres et un projet concret de développement".

Pour remettre en route l'entreprise, il faut remplir plusieurs conditions estime l'ex-salarié. Tout d'abord, pouvoir reprendre les locaux. Cela ne devrait pas poser de problème selon Bruno Valette, car les élus de Vernoux-en-Vivarais souhaitent la reprise de l'activité et sont d'accord pour les leur louer. La commune ardéchoise compte 2000 habitants et la fermeture de l'usine a été un choc pour la maire, Martine Finiels. Pour le fond de roulement, les neufs salariés ont mis de côté une partie de leur prime de licenciement. Reste les machines qu'il faut racheter.

Négociation en cours pour racheter les machines

Le groupe de salariés a envoyé une lettre d'intention au liquidateur judiciaire. Ils doivent le rencontrer dans les prochains jours. Les neufs salariés espèrent pouvoir racheter les machines, condition sine qua non pour relancer l'activité mais d'autres entreprises sont intéressées par ce matériel.

Bruno Valette est confiant mais prévient que quoiqu'il arrive "les machines ne quitteront pas Vernoux-en-Vivarais".

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