Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social
Dossier : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

Des salariés licenciés de GM&S réclament 80.000 euros à Renault et PSA

Une centaine d'anciens salariés de GM&S sont prêts à attaquer Renault et PSA en justice. Ils estiment que les constructeurs français ont précipité la chute de l'usine de la Souterraine en ne maintenant pas leur niveau de commandes.

Pour la CGT, les constructeurs français sont "responsables de la casse de l'usine" de La Souterraine
Pour la CGT, les constructeurs français sont "responsables de la casse de l'usine" de La Souterraine © Radio France - Olivier Estran

Creuse, France

En tout, 74 salariés licenciés de GM&S réclament 80.000 euros chacun à Renault et PSA, 32 salariés repris par le groupe GMD demandent eux 20.000 euros chacun, tous au titre du préjudice moral.

Ils estiment que les constructeurs français ont précipité la chute du sous-traitant automobile de la Souterraine en ne respectant pas leurs engagements et en transférant leurs commandes sur d'autres sites de production.

Quinze jours avant de saisir le tribunal

Pour maître Jean-Louis Borie, l'avocat des salariés, il y a bien une responsabilité directe de ceux que l'on appelle dans le jargon industriel "les donneurs d'ordres".  Il donne 15 jours à Renault et PSA pour négocier un dédommagement sur la base réclamée par les salariés, faute de quoi il saisira le tribunal de grande instance de Guéret pour "abus de position dominante".

"Le plan social laisse des traces, je dors encore mal"- Denis, un des salariés repris

Les salariés de GM&S ont vécu plus de 10 mois dans l'incertitude et l'angoisse d'une liquidation avant une reprise en septembre dernier par le groupe GMD. Leur forte mobilisation reste le premier dossier social de la campagne présidentielle 2017 et du quinquennat d'Emannuel Macron. Ils ont multiplié les manifestations à travers la France (à Paris et devant d'autres usines de Renault et PSA), piégé leur entreprise à la Souterraine pour se faire entendre. Au bout du compte 157 des 277 employés ont été licenciés. Aujourd'hui seuls une quarantaine ont retrouvé un emploi. 

M° Jean-Louis Borie (en chemise blanche) donne 15 jours aux constructeurs pour une négociation "à l'amiable." - Radio France
M° Jean-Louis Borie (en chemise blanche) donne 15 jours aux constructeurs pour une négociation "à l'amiable." © Radio France - Olivier Estran

Les ex-GM&S et leurs collègues de LSI (le nouveau nom de l'usine) ont présenté leur situation à la presse dans la salle du conseil municipal de La Souterraine, redécoré pour l'occasion avec les portraits d'Emmanuel Macron et des PDG de Renault et de PSA.

"Même pour ceux qui ont été repris cela reste dur, souffle Denis, employé depuis prés de 30 ans à la Souterraine. Le plan social reste difficile a digérer, je dors mal. Quant au niveau d'activité de LSI,il reste très faible, alors on vit toujours dans l'angoisse de voir le cauchemar recommencer."

"On a vécu beaucoup de changement de patrons, mais la reprise de GM et S par GMD est le pire scénario que l'on ait connu, renchérit Yann Augras, délégué CGT. On a plus de direction locale, et les constructeurs ne tiennent une fois de plus par leurs promesses. On tourne au ralenti. Renault et PSA se sont engagés pour 25 millions d'euros de commandes, à la fin de l'année on en aura eu 12 _. il y a à peine du travail pour occuper 40 personnes sur 120 chez LSI_." Raison de plus pour le syndicaliste pour mettre les constructeurs face à leurs "responsabilités".

Choix de la station

France Bleu