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Économie - Social

Des sites de Renault à l'arrêt après une vague de cyberattaques mondiales

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure), France Bleu

Des sites de production de Renault ont dû être stoppés samedi en France en raison de cyberattaques mondiales qui ont touché l'entreprise. L'arrêt de la production "fait partie des mesures de protection qui ont été prises pour éviter la propagation du virus", précise le constructeur automobile.

Une chaîne de production dans une usine Renault, ici au Havre (illustration)
Une chaîne de production dans une usine Renault, ici au Havre (illustration) © Maxppp -

Des sites de production de Renault ont été mis à l'arrêt en France samedi matin après une vague de cyberattaques dans le monde depuis vendredi soir. Cette attaque informatique massive a touché une dizaine de pays et des dizaines d'entreprises et d'organisations. Elle serait "d'un niveau sans précédent" a déclaré samedi l'Office européen des polices Europol.

Les usines de Sandouville, Cléon et Batilly concernées en France

La production de l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime) a repris samedi après-midi, d'après des informations recueillies par franceinfo. Elle a été interrompue pendant plusieurs heures ce samedi matin après une cyberattaque d'envergure mondiale. Dans la nuit de vendredi à samedi, quatre lignes de production du site ont été touchées par cette attaque. Seule celle concernant l'emboutissage a pu repartir ce samedi. Les autres ne sont toujours pas opérationnelles mais ne devaient de toute façon pas fonctionner ce weekend.

L'usine de Cléon, située au sud de Rouen en Seine-Maritime, a elle aussi été victime de cette cyberattaque. Les écrans de contrôles affichaient tous "un bandeau rouge avec un cadenas", selon une source syndicale. Impossible cependant de savoir si le virus exigeait bien une rançon contre le débloquage des données. Conséquence : plus de fiches de suivi et de contrôles de la production et plus d'expédition des pièces. Les salariés qui travaillaient le samedi ont été contraints de quitter leur poste un peu plus tôt, à 15h au lieu de 17h30. Ils vont finalement reprendre le travail dès 5h30 dimanche 14 mai.

L'arrêt de la production "fait partie des mesures de protection qui ont été prises pour éviter la propagation du virus", a déclaré la direction de la marque automobile. "On est en train de faire le tour des usines", a précisé une porte-parole du constructeur à l'Agence France Presse. Selon une source syndicale, l'usine de Sandouville (Seine-Maritime), qui emploie 3400 salariés, serait concernée. Elle produit des véhicules utilitaires comme le Renault Trafic et d'autres fourgons reprenant la même base (Opel Vivaro, Fiat Talento...), à raison de 640 véhicules par jour. "Toutes les équipes techniques sont sur place pour faire un diagnostic, procéder à une analyse technologique et engager une action pour reprendre la production au plus vite", a ajouté un responsable de Renault, évoquant une reprise de la production "dès lundi matin".

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La production a été également interrompue sur le site de Batilly, en Lorraine. D'après un salarié de cette usine, la cyberattaque a touché les moyens de production : "Les machines ne fonctionnaient plus, notamment tout ce qui était encodage des véhicules. On ne pouvait pas terminer les voitures, effectuer les contrôles électriques du véhicule. On a essayé de sortir les voitures au maximum et puis quand ce n'était plus possible, vers 3h du matin, le montage s'est arrêté." La production ne reprendra pas dans la journée à Batilly, puisque l'usine ferme habituellement le samedi.

Une attaque "d'un niveau sans précédent"

Renault est la première entreprise française à reconnaître avoir été affectée par cette cyberattaque massive, qui a atteint de nombreux pays, dont la Grande-Bretagne, l'Espagne, le Portugal, le Mexique, l'Australie et la Russie. Selon la direction du constructeur automobile, "une action" a été mise en place vendredi soir, "dès que la cyberattaque a été détectée".

En Grande-Bretagne, plusieurs hôpitaux ont été visés. Le piratage a contraint les antennes médicales à des annulations de rendez-vous et à la redirection de certains patients vers d’autres services. Aux États-Unis, le géant de livraison de colis FedEx a reconnu avoir lui aussi été infecté. Le ministère russe de l’Intérieur a également annoncé avoir été touché par un virus informatique, même s’il n’a pas précisé s’il s’agissait de la même attaque.

"L'attaque récente est d'un niveau sans précédent et exigera une investigation internationale complexe pour identifier les coupables", a indiqué Europol dans un communiqué, précisant qu'elle avait été réalisée à l'aide d'un logiciel de rançon. Ce dernier verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d'argent sous forme de bitcoins pour en recouvrer l'usage.

Une enquête ouverte

Le parquet de Paris a ouvert vendredi soir une enquête pour "accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données", "entraves au fonctionnement" de ces systèmes, "extorsions et tentatives d'extorsions". Elle a été confiée à l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication.

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