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Des surveillants de la prison de Val-de-Reuil en arrêt de travail sont menacés de sanctions financières

Val-de-Reuil, France

Selon le syndicat Force Ouvrière, la direction du centre de détention de Val de Reuil, dans l'Eure, envisagerait des retenues sur salaire pour les surveillants qui ont été en arrêt de travail pendant le mouvement de janvier dernier. 160 agents sont concernés.

La moitié de l'effectif de l'établissement normand a été en arrêt de travail pendant le mouvement de janvier
La moitié de l'effectif de l'établissement normand a été en arrêt de travail pendant le mouvement de janvier © Maxppp - Florent Moreau

Le mouvement  du mois de janvier dans les prisons françaises a été particulièrement suivie par les personnels du centre de détention de Val de Reuil. Dans le plus grand établissement pour les longues peines en Europe, il a duré  une quinzaine de jours. De nombreux surveillants se sont vus prescrire dans le même temps un arrêt de travail, ce que leur direction envisage de sanctionner aujourd'hui.

La direction agit dans un esprit de vengeance - Oualid Nahal, délégué FO

Selon FO, 160 surveillants, soit la moitié de l'effectif, seraient concernés. Ils ont eu un arrêt de travail, en bonne et due forme prescrit par un médecin, souligne Oualid Nahal, permanent FO pénitentiaire, très remonté contre cette mesure. Les agents ont été arrêtés de cinq à sept jours. Si la sanction financière était confirmée, les fonctionnaires pourraient perdre 300, 400 voire 1000 euros pour les plus anciens. 

Une action concertée d'arrêts de travail pour la direction

Un jour de retenue de salaire pour un jour d'absence, c'est le souhait de la direction que France Bleu Normandie n'a pas réussi à joindre. Inadmissible pour le syndicaliste qui assume sans sourciller ces arrêts de travail massifs. "Il y avait du stress avec le mouvement, de la pression psychologique et physique, on était en janvier, beaucoup de grippes aussi".

Le tribunal administratif pourrait être saisi

Les organisations syndicales sont actuellement en négociation avec leur direction. Elles ont même écrit à Nicole Belloubet, la ministre de la justice. Selon Oualid Nahal, tous les directeurs d'établissement pénitentiaire n'auraient pas décidé d'appliquer ces sanctions financières. Cela concernerait une cinquantaine de prisons françaises, dont trois en Normandie, Val de Reuil dans l'Eure ainsi que Condé sur Sarthe et Argentan dans l'Orne. Si la direction ne revenait pas sur sa décision, FO promet de saisir le tribunal administratif.

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