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Des travaux titanesques pour que la centrale nucléaire de Saint-Alban fonctionne plus longtemps

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Par , France Bleu Isère
Saint-Alban-du-Rhône, France

La centrale nucléaire de Saint-Alban Saint-Maurice fait peau neuve. L'une de ses deux unités de production est à l'arrêt depuis le 17 février pour permettre des opérations de maintenance programmées. EDF souhaite faire en sorte que ses centrales fonctionnent au-delà de 40 ans.

Le réacteur est à l'arrêt, en cours de maintenance
Le réacteur est à l'arrêt, en cours de maintenance © Radio France - Jacky Page

Dans les entrailles de la centrale nucléaire, un entrelacs de tuyaux et de vannes rappelle la salle des machines d’un énorme navire. On ne s’étonne donc pas qu’EDF utilise un terme de marine pour définir les grands travaux de maintenance de ses centrales. Le « Grand Carénage », c’est un programme de rénovation et de modernisation de 48 milliards d’euros, destiné à prolonger l’espérance de vie de 56 réacteurs au-delà de 40 ans. Philippe Coïc, directeur adjoint de ce programme, explique qu’aux Etats-Unis, des centrales ont reçu un agrément pour fonctionner jusqu’à 60 ans. Il n’est donc pas exclu que les sites français soient portés à une telle longévité.

Un stator tout neuf de 240 tonnes

Celui de Saint-Alban Saint-Maurice est entré en service en 1985. Il fournit 30% de l'électricité consommée dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. L'une des deux unités de production est à l'arrêt depuis le 17 février pour permettre sa troisième visite décennale. Tous les dix ans en effet, les centrales subissent une sorte de contrôle technique et diverses opérations de maintenance. Les techniciens de l’Autorité de sûreté nucléaire viennent contrôler la cuve du réacteur, le circuit hydraulique primaire et l’étanchéité de l’enceinte du bâtiment du réacteur. Cette année, des travaux s'inscrivaient dans "le Grand Carénage. » Avec au programme, précise Francis Nietto, le directeur de la centrale, un renouvellement de pièces imposantes, comme le stator, 240 tonnes, 17 mètres de long, qui dans l’alternateur permet de produire de l’électricité. Remplacées également des pièces de turbines, autres gros composants de la centrale.

Remplacement d'une pièce sur l'alternateur. Au total 80 modifications majeures ont été réalisées sur l'unité n°1.
Remplacement d'une pièce sur l'alternateur. Au total 80 modifications majeures ont été réalisées sur l'unité n°1. © Radio France - Jacky Page

Dans un couloir, des armoires électroniques sont alignées. La division nucléaire de Rolls-Royce à Grenoble, fait travailler une centaine d’ingénieurs et techniciens au renouvellement du matériel des centrales d’EDF. Sur le site isérois, elle a ainsi modernisé le système qui permet de piloter les barres de contrôle, de les monter et de les descendre à l’intérieur du réacteur, de façon à régler sa puissance mais aussi à tout arrêter en cas de problème.

Les leçons de Fukushima

C’est aussi pour éviter un gros problème que deux gigantesques structures en béton sont en voie d’achèvement. Elles abriteront l’an prochain deux groupes électrogènes de 80 tonnes chacun. Ce qu’EDF appelle les « diesels d’ultime secours ». Conçus pour résister aux inondations et aux séismes, ils sont destinés à intervenir en cas de défaillance des diverses alimentations électriques dont dispose la centrale. Le contrôle et le refroidissement des réacteurs resteraient assurés. C’est l’un des enseignements de la catastrophe de Fukushima au Japon en 2011. Pour la centrale de Saint-Alban Saint-Maurice, cet investissement coûte 70 millions d’euros.

L'un des deux bâtiments où seront installés les "Diesels d'ultime secours"
L'un des deux bâtiments où seront installés les "Diesels d'ultime secours" © Radio France - Jacky Page

Les travaux de la visite décennale « Grand Carénage » de l’unité n°1 de la centrale touchent à leur fin. Ils auront mobilisé lors des pics d’activité quelque 3000 personnes et auront entraîné plus de 80 modifications majeures auxquelles des entreprises de la région ont contribué. Ce réacteur va pouvoir être remis en service. En 2018, la visite décennale concernera cette fois l’unité n°2.

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