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Deux associations déposent un recours contre la construction d'une plateforme logistique à Fontaine

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Alors qu'un permis de construire a été déposé pour un hangar de 70.000 mètres carrés à Fontaine, deux associations de défense de l'environnement ont lancé un recours ce vendredi matin devant le tribunal administratif de Besançon.

La zone de l'aéroparc de Fontaine va accueillir une nouvelle entreprise, et près de 1000 salariés
La zone de l'aéroparc de Fontaine va accueillir une nouvelle entreprise, et près de 1000 salariés © Radio France - Wassilla Guittoune

Ils ne veulent pas de la plateforme logistique à Fontaine. Les Amis de la Terre et la section terrifortaine de France Nature Environnement ont mandaté un avocat pour poser un recours devant le tribunal administratif de Besançon. 

La volonté de stopper un projet "désastreux"

Depuis maintenant plusieurs mois, un entrepôt destiné à la logistique pour le e-commerce est attendu sur le site de l'Aéroparc de Fontaine mais deux associations de défense de l'environnement estiment que c'est un désastre pour la zone. Gérard Groubatch, le président de FNE dans le Territoire de Belfort s'est joint au recours des Amis de la Terre pour stopper le projet. Il estime que les compensations environnementales ne sont pas à la hauteur.

"Il n'y a pas de compensations sur la destruction de zone humide, déplore Gérard Groubatch. Ni sur les espèces qui vont être déplacées voire anéanties. On a une remarquable prairie naturelle. Sur le terrain, d'après le document qui nous a été transmis, il y a 34 espèces d'oiseaux observées et dont deux espèces nicheuses, sur place considérées comme menacées", énumère-t-il.

"Il n' y a pas de mesures d'évitement qui ont été prévues alors que normalement, on devrait compenser, explique le président de la FNE 90. Vous détruisez 12 hectares de zone humide, vous devez au minimum avoir 12 hectares de reconstitution de zone humide". Si tant est que cela soit possible : "Quand on détruit, des espèces protégées, comment voulez-vous les restituer à la nature ? Ce n'est pas possible !", conclut-il.

C'est du jamais vu et ça n'arrive jamais !"

La stratégie de l'avocat des deux association, Maître Louis Cofflard, est de dénoncer la méthode employée par le maître d'ouvrage, qui a délégué la gestion des compensations à un tiers. Hérésie pour l'avocat: "Ça, c'est du jamais vu et ça n'arrive jamais. C'est super contestable, c'est tout à fait extraordinaire et selon nous, laisse penser qu'il s'agit là d'un motif d'annulation très sérieux", déclare le conseil.

Le tribunal administratif de Besançon est désormais en charge du recours. D'après l'avocat des deux associations, le temps judiciaire devrait faire trainer la procédure, qui devrait être tranchée dans un an et demi.

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