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Deux centrales électriques "biomasse" vont voir le jour en Creuse d'ici deux ans

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Creuse
La Souterraine, France

Un entrepreneur du Puy-de-Dôme vient de remporter un appel d'offre pour construire une centrale électrique de 2,5 mégawatts à La Souterraine. Une autre est déjà en projet à Masbaraud-Mérignat. Elles fonctionneront à partir de résidus de la coupe de bois et créeront 25 emplois chacune.

Les deux centrales seront construites à La Souterraine et Masbaraud (illustration)
Les deux centrales seront construites à La Souterraine et Masbaraud (illustration) © Maxppp - PQR

Deux centrales électriques "biomasse bois-énergie" vont voir le jour en Creuse, l'une à La Souterraine en 2019, l'autre à Masbaraud-Mérignat dès la fin de cette année. Les deux projets ont remporté des appels d'offre du ministère de la Transition écologique pour construire ces centrales de 2,5 mégawatts chacune.

Un entrepreneur du Puy-de-Dôme, Jean-François Guittard, porte le projet, avec chaque fois 8 à 10 millions d'euros investis. Il possède déjà 7 centrales électriques biomasse dans des pays d'Afrique.

Les deux centrales creusoises constituent ses premiers pas en France, créées sous une entreprise qui a déposé ses statut avec le nom Combrailles Bois-énergie, "grâce à la décision de Ségolène Royal en 2016 d'autoriser les centrales biomasse de petite taille. Jusqu'ici, on ne construisait en France que des centrales de 8 ou 10 mégawatts, portées par des multinationales"

Des centrales respectueuses de la nature ?

Une centrale électrique qui fonctionne en brûlant du bois... on doute du côté écolo du projet. Pourtant, ça l'est selon Jean-François Guittard : "C'est une méthode qu'on appelle la gazéification, elle a été inventée en 1780." 

"C'est ce qu'on appelait avant le gaz de ville : on se sert de la fumée du bois, qu'on purifie pour faire du gaz qui fait tourner des bobines", explique l'entrepreneur. Vous savez, les bobines des cours de techno au lycée, qui fabriquent... du courant ! De l'électricité ensuite injectée sur le réseau EDF.

Jean-François Guittard assure qu'aucun arbre ne sera coupé spécifiquement pour être brûlé dans ses centrales. "On utilise les résidus, ce qui reste après la coupe de bois dans les forêts environnantes. Et nous fonctionnons en circuit court : pas question de faire venir des camions de je ne sais où, on s'alimente à 50 km alentour". C'est d'ailleurs la profusion de bois qui l'a attiré en Creuse.

25 emplois créés pour chacune des centrales

En remportant l'appel d'offre du ministère, Jean-François Guittard a gagné le gros lot : l'Etat va lui acheter son électricité pendant 20 ans à prix fixe, 137 euros le megawattheure. "C'est normal, c'est le seul moyen de construire des centrales respectueuses de l'environnement parce que le prix de marché, qui est le prix de l'électricité nucléaire, est de seulement 45€ le mégawattheure. A ce prix-là, impossible d'être rentable", explique Jean-François Guittard. 

Les deux centrales vont créer 25 emplois chacune, des ingénieurs, des électriciens et des électro-mécaniciens. Et l'entrepreneur pourrait postuler à un nouvel appel d'offre du ministère, pour peut-être installer une troisième centrale en Creuse.

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