Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Covid-19 : repas à un euro, chèque-psy, retour à l'université, les annonces de Macron pour les étudiants

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Pour remédier à la précarité étudiante en pleine crise sanitaire, Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi la possibilité pour les étudiants qui le souhaitent d'accéder à deux repas par jour à un euro. Il a aussi évoqué la possibilité de revenir à l'université en présentiel un jour par semaine.

Les étudiants sont descendus dans la rue ce mercredi.
Les étudiants sont descendus dans la rue ce mercredi. © Maxppp - Sadak Souici

Au cours d'un échange avec des étudiants à l'université Paris-Saclay (Essonne) jeudi, le chef de l'Etat les a prévenus que "le retour à la normale n'est pas envisageable au deuxième semestre" de l'année universitaire 2020-2021 et qu'il faudra vivre "avec les contraintes" sanitaires "jusqu'à l'été". "On reste dans une période d'incertitude", a souligné le président de la République.

Emmanuel Macron a par ailleurs un certain nombre de mesures de soutien.

Repas à un euro pour 2,7 millions d'étudiants

L'ensemble des étudiants "qui le demandent" pourront avoir accès à deux repas par jour pour le prix d'un euro le repas dans les restos universitaires, afin de leur permettre de faire face aux conséquences de la crise du Covid-19. Jusqu'ici, le repas à un euro n'était proposé qu'aux élèves boursiers, une fois par jour.

Selon la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, 2,7 millions d'étudiants sont potentiellement concernés.

Un jour par semaine en présentiel

Emmanuel Macron souhaite aussi que les étudiants qui le souhaitent puissent retourner un jour par semaine à l'université en présentiel. "Un étudiant doit avoir les mêmes droits qu'un salarié (...) S'il en a besoin, il doit pouvoir revenir à l'université un jour par semaine" dans des amphis avec une jauge maximum de 20%, a indiqué le chef de l'Etat, "ce qui permet d'avoir des distances, et aussi de ne pas avoir trop de monde sur un site", a expliqué Emmanuel Macron.

Il a consenti que cette nouvelle mise en place "est assez compliquée à gérer. Je ne dis pas que c'est facile mais j'ai confiance dans vos responsables et dans les présidents d'université, leurs équipes", a-t-il insisté. Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, a précisé vendredi que ce retour un jour par semaine pourrait se faire dès "la première ou la deuxième semaine de février".

"Chèque-psy"

Le Président a également annoncé la création d'un "chèque-psy" pour permettre aux étudiants en situation de mal-être à cause de la crise du Covid-19 de pouvoir consulter un psychologue et suivre des soins. Il s'agit de "permettre à tous les jeunes qui en ont besoin d'accéder beaucoup plus facilement et avec une prise en charge, à un professionnel - psychologue, psychiatre - quand ils en ont besoin", a expliqué le chef de l'Etat. L'Elysée a précisé à l'AFP que ce chèque concernera à partir du 1er février "tous les étudiants qui le souhaitent".

La France, une nation de "66 millions de procureurs"

Emmanuel Macron a regretté la "traque incessante de l'erreur" en France, devenue "une nation de 66 millions de procureurs". Dans une allusion aux nombreuses critiques sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, le chef de l'Etat a également estimé que "celui qui ne fait pas d'erreur, c'est celui qui ne cherche pas, qui ne fait rien ou qui mécaniquement fait la même chose que la veille", lors d'un discours sur le plateau de Saclay. "Ce n'est pas comme ça qu'on fait face à la crise ou qu'on avance", a-t-il dénoncé. 

"Nous avons besoin d'avoir des femmes et des hommes qui cherchent, qui ont la capacité à inventer ce qui n'est pas encore perceptible et à se tromper pour pouvoir corriger le plus vite possible et s'améliorer. C'est ça ce qui fait une grande nation", a-t-il développé, ajoutant que "ce qui nous en apprend le plus", ce sont "nos erreurs". .

Le chef de l'Etat a estimé que "l'un des problèmes de la France c'est la défiance", "largement documentée par beaucoup de chercheurs". "Moi je crois qu'on y arrive par la confiance", a-t-il poursuivi, insistant aussi sur la nécessité de "toujours continuer à regarder l'horizon et préparer le lendemain" car "sinon nous subirons les crises à venir".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess