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Deux-Sèvres : les patrons de discothèques aimeraient "faire revivre la nuit"

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Par , France Bleu Poitou

Fermées depuis mars, les discothèques n'ont pas obtenu le droit de rouvrir cet été sous une forme adaptée au Covid-19. Une décision vécue comme une injustice par certains gérants de boîtes de nuit dans les Deux-Sèvres.

Illustration
Illustration © Maxppp - Aurelien Morissard

Les pistes de danse continuent de prendre la poussière. Les discothèques resteront fermées tout l'été, jusqu'en septembre. Le recours déposé par le syndicat de la profession devant le Conseil d'Etat a été rejeté lundi 13 juillet, au motif que la fermeture prolongée des établissements de nuit n'est pas jugée "disproportionnée" au regard de la crise sanitaire. Un coup dur pour les cinq gérants de boîte de nuit des Deux-Sèvres qui espéraient rouvrir partiellement en juillet. 

Ça commence à devenir très très compliqué

Propriétaire de l'Hacienda, la discothèque de Souvigné, près de Saint-Maixent-l'Ecole, Romain Dumas affirme ne plus s'être versé de salaire depuis mars dernier. "On comprend que l'on ait été obligé de fermer jusqu'au mois de juin, puis jusqu'au mois de juillet, on peut comprendre qu'on soit fermé également jusqu'au mois de septembre mais ce que l'on a du mal à comprendre, c'est qu'il y ait des fêtes ailleurs, des soirées privées, que les bars de nuit fonctionnent comme des discothèques et que personne ne dise rien."

On a l'impression qu'il y a un deux poids deux mesures

Emblématique discothèque du Bocage bressuirais depuis les années 1970, la Morinière n'a plus fait danser personne depuis des mois. "Je n'en veut pas du tout aux bars et restaurants qui font leurs soirées tardives, déclare Clément Brûlé, cogérant avec son père de l'établissement. Ils ont tout à fait raison, de toute façon l'Etat les autorise à le faire, il y a eu deux mois de fermeture, ils ont besoin de retrouver des chiffres corrects, comme tout le monde, mais là où il y a un deux poids deux mesures, c'est pourquoi l'Etat nous interdit d'ouvrir nos clubs, alors qu'a contrario, ils autorisent un bar de nuit qui est totalement confiné, sans aération à l'intérieur, sans service de sécurité et où il peut y avoir des débordements comme il  y en a à Bressuire depuis un mois."

Notre problème ce n'est pas le gouvernement mais le Covid

"On comprend le gouvernement", précise d'emblée Laurent Frouin, propriétaire de l'American Blues à Parthenay. Très soucieux de protéger ses clients, ce patron de discothèque n'est pas en colère contre la fermeture prolongée imposée à son établissement. Amer également au sujet du "deux poids deux mesures", il s'inquiète d'une résurgence de l'épidémie à cause du non respect des gestes barrières. "Il suffit de voir le fonctionnement des bars, des restaurants, ce qu'on a vu avec la Fête de la Musique ou le concert d'un DJ à Nice devant plusieurs milliers de personnes, et les jeunes qui font des soirées privées... On a oublié que le Covid était toujours présent." 

Alors que certaines des cinq discothèques des Deux-Sèvres pourraient déjà ne pas parvenir à passer l'été, la perspective d'une seconde vague épidémique aurait, outre des conséquences sanitaires dramatiques, l'effet d'un coup de grâce porté au monde de la nuit. 

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