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Dossier : Contournement de Beynac

Déviation de Beynac en Dordogne : les entreprises en colère et inquiètes après la suspension du chantier

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Par , France Bleu Périgord

Le Conseil d'État a demandé la suspension des travaux du contournement routier il y a deux semaines. Incertaines sur l'avenir du projet, les entreprises sont en colère de l'arrêt brutal du chantier, et s'inquiètent des conséquences économiques.

Le chantier est suspendu. Les ouvriers travaillent encore pendant quelques jours pour sécuriser les lieux.
Le chantier est suspendu. Les ouvriers travaillent encore pendant quelques jours pour sécuriser les lieux. © Radio France - Emeline Ferry

Ils ont appris la nouvelle de la suspension des travaux pendant les vacances. À leur retour, les salariés qui travaillaient sur le chantier de contournement routier de Beynac n'avaient plus d'activité. Le 28 décembre dernier, le Conseil d'État a demandé la suspension des travaux. Une très mauvaise nouvelle pour la quinzaine d'entreprises engagées sur le chantier depuis plusieurs mois. En moyenne, 70 salariés y travaillent.

Ce mardi 15 janvier, une vingtaine de représentants de ces entreprises se sont rassemblées, à Vézac près du pont de Fayrac, pour exprimer leur colère et leur inquiétude face à l'arrêt brutal des travaux, déjà réalisés à moitié.

"Nous ne comprenons pas comment on peut lancer des travaux d'une telle envergure et de ne pas pouvoir les terminer", explique Alain Laurière, président du groupe Laurière, basé à Saint-Front-de-Pradoux, et vice-président du syndicat des entrepreneurs de travaux publics de Dordogne. "Nous sommes des constructeurs. Notre métier, ce n'est pas de démolir", regrette-t-il.

Les entreprises périgourdines sont en colère après la suspension du chantier de la déviation de Beynac.
Les entreprises périgourdines sont en colère après la suspension du chantier de la déviation de Beynac. © Radio France - Emeline Ferry

Son entreprise compte environ 200 salariés, dont une dizaine mobilisés sur le projet de déviation (sur la partie du pont-rail des Milandes), qui représentait une grosse partie de l'activité de 2019. "Environ un tiers de notre activité génie civil était consacrée à ce chantier cette année, c'était un carnet de commandes important", indique-t-il. "Cela représentait un chiffre d'affaires de deux millions d'euros, mais au moins les trois quarts de ce montant là est ajourné", ajoute le chef d'entreprise qui n'envisage pas de licencier, mais reporte la vague d'embauches qu'il avait prévu.

Replier et sécuriser le chantier

Quelques uns des ouvriers sont toujours en train de travailler sur le chantier en ce moment. Ils retirent leurs matériaux et sécurisent le chantier, en attendant de connaître la décision du tribunal administratif de Bordeaux.

"Nous allons dispatcher nos salariés sur des chantiers en dehors du département, mais ce n'est pas une solution à long terme. Il faut que l'on trouve de nouveaux projets, que l'on concoure à d'autres appels d'offres, mais cela va prendre du temps", explique Alain Laurière, qui n'envisage pas de licencier des salariés, mais reporte la vague d'embauches qu'il avait prévu. 

L'inquiétude des entreprises

Autre sujet d'inquiétude : l'image que l'issue de ce dossier pourrait renvoyer. Si le chantier de la déviation de Beynac est bel et bien annulé, les entreprises craignent que cela fasse jurisprudence. 

Nous sommes des constructeurs. Notre métier, ce n'est pas de démolir

"Si chaque projet peut être annulé car des gens s'y opposent, cela ne donne pas envie d'investir ou d'acheter du matériel", regrette Patrice Garrigou, patron d'une entreprise de travaux publics à saint-Cyprien. "Je ne suis pas là pour juger qui a raison ou qui a tort, je peux comprendre les opposants. Mais ce qui est dommage, c'est que l'on puisse demander de démolir alors qu'on a donné l'autorisation de construire"

Pour éviter que ce genre de situation se reproduise, Alain Laurière aimerait que des procédures soient mises en place pour sécuriser la réalisation des travaux : "Quand on nous donne l'autorisation de commencer les travaux, il faudrait être sûr qu'ils puissent aller à leur terme, et que ces ouvrages là puissent effectivement servir à la population"

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