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Économie – Social DOSSIER : La fermeture de l'usine Tupperware de Joué-les-Tours

Dialogue de sourds entre Tupperware et les élus d'Indre-et-Loire à propos de la fermeture de l'usine de Joué-lès-Tours ?

vendredi 27 octobre 2017 à 16:24 Par Boris Compain, France Bleu Touraine et France Bleu

Pour la première fois depuis l'annonce de la fermeture programmée de l'usine Tupperware de Joué-lès-Tours, les élus d'Indre-et-Loire ont rencontré les responsables du groupe de boites en plastique, vendredi 27 octobre. Une rencontre de près de 2 heures, à l'invitation du préfet.

Les élus d'Indre-et-Loire critiquent la brutalité de l'annonce de la fermeture de l'usine Tupperware de Joué-les-Tours
Les élus d'Indre-et-Loire critiquent la brutalité de l'annonce de la fermeture de l'usine Tupperware de Joué-les-Tours © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP

Boris Compain

Au-delà des étiquettes politiques, les élus locaux d'Indre-et-Loire ont voulu montrer leur détermination et leur unité face aux représentants du groupe américain : le président de région François Bonneau, le président de la métropole Philippe Briand, les députées Fabienne Colboc et Sophie Auconie, le sénateur Serge Babary, le conseiller régional Jean-Patrick Gille, le maire de Tours Christophe Bouchet et évidemment le maire de Joué-lès-Tours, Frédéric Augis, étaient quelques-uns des participants à ce face-à-face de deux heures avec le président de Tupperware France et le directeur de l'usine de Joué-lès-Tours, venus assistés d'un avocat.

La presse n'avait pas été autorisée à assister à cette réunion. Les journalistes ont donc dû se contenter des témoignages de quelques participants, uniquement des élus car les représentants de Tupperware ne sont pas venus à leur rencontre.

Des échanges cordiaux, mais pas de véritable dialogue

Beaucoup d'élus n'ont toujours pas digéré d'avoir appris par une dépêche AFP la fermeture de cette usine de 238 salariés, l'unique usine de Tupperware en France.

"Il y a une compréhension mutuelle, mais qui ne sert à rien : ils ont des arguments économiques imparables, et on a des arguments humains, sociaux et de territoire imparables aussi" Christophe Bouchet, maire de Tours

Le préfet rappelle qu'il existe des dispositifs qui auraient pu éviter d'en arriver là. Le président de la Métropole souligne par exemple que les entreprises de plasturgie sont assez nombreuses en Touraine, et qu'il aurait été possible d'imaginer des collaborations. Le président de région, lui, précise que le conseil régional aurait pu aider à former les salariés à de nouvelles activités.

Ces propositions sont toujours valables, précisent les élus, mais pour les deux représentants de Tupperware et leur avocat, visiblement, la fermeture du site ne se discute plus.

Ils vont en référer à la maison mère, aux Etats-Unis. C'est elle qui décidera, mais pour la plupart des élus présents, cette réunion était un dialogue de sourds.

Deux monologues ne font pas un dialogue, mais aujourd'hui, je ne veux pas de bras de fer, car derrière, il y a 238 familles". Frédéric Augis, maire de Joué-lès-Tours

"Les gens qui étaient face à nous ont pour mission de fermer l'usine, mais pour nous, ça ne peut pas être aussi simple que ça" estime pour sa part Jean-Patrick Gilles, conseiller régional. Pour Fabienne Colboc, députée de la quatrième circonscription d'Indre-et-Loire, "il faut maintenant rencontrer les salariés de l'usine, qui n'étaient pas à cette réunion, pour voir comment les protéger au mieux. Aider ces 238 familles, c'est ça l'essentiel".

Une autre rencontre devrait tout de même avoir lieu d'ici 15 jours. Entre-temps, les 238 salariés auront appris ce que Tupperware leur propose dans le cadre du plan social, et que l'entreprise n'avait pas le droite d'évoquer auparavant avec les politiques.