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Incompréhension chez GGB à Dieuze : une usine performante menace de fermer

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Le scénario ressemble étrangement à Smartville, à Hambach : l'usine GGB, qui fabrique des pièces pour de nombreuses industries, pourrait fermer d'ici la fin de l'année, si aucun repreneur ne rachète le site. Les salariés font pression sur la direction depuis le début de la semaine.

GGB emploie 88 salariés à Dieuze
GGB emploie 88 salariés à Dieuze © Radio France - Julie Seniura

Quatrième jour de grève ce jeudi chez GGB à Dieuze. L'usine, qui fabrique des paliers (des pièces mécaniques pour différents types d'industries et notamment l'automobile et l'aéronautique), n'a encore jamais connu de plan social. Elle emploie 88 salariés. 

Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est engagé depuis le mois de juin. La maison mère, EnPro Industries, un groupe américain, a prévenu : s'il n'y a pas de rachat, l'usine mosellane fermera définitivement. 

Pour l'instant, 14 repreneurs potentiels se sont fait connaître, mais sans aucun engagement précis pour l'instant. Ce qui ne rassure pas les salariés. Trois candidats sont déjà venus visiter l'usine ces dernières semaines, un quatrième doit le faire ce vendredi.

Débrayages

Depuis le début de la semaine, les salariés débrayent une heure par équipe : une heure le matin, une heure l'après-midi, une heure la nuit. 

La direction leur a proposé une prime de 500 euros, afin de maintenir à flot la production jusqu'au 17 septembre, date de la fin des recherches d'un repreneur. Les salariés en réclament 3.000. Une nouvelle réunion a lieu ce jeudi matin, où la direction devrait dire si elle accepte ce compromis.

En juin dernier, le groupe GGB justifiait ce plan social par une nécessaire réorganisation de sa production dans l'Hexagone. En cause notamment, les difficultés des secteurs de l'aéronautique et de l'automobile, la concurrence exacerbée des produits moins chers fabriqués à l'étranger, et la crise sanitaire du Covid-19 qui n'a pas arrangé la situation. Ainsi, le site de Dieuze, spécialisé dans la production de pièces devenues "obsolètes au vu des innovations technologiques", serait amené à fermer, pour centraliser la production de GGB sur le site d'Annecy (Haute-Savoie).

Carnets de commande pleins

Depuis l'annonce du plan social en juin dernier, les commandes de pièces ont explosé : les clients de GGB redoutent une fermeture de l'usine et veulent constituer des stocks - d'autant que GGB est, pour certains, leur fournisseur exclusif. L'usine de Dieuze produit en moyenne 300.000 pièces par mois ; or les commandes atteignent en ce moment... 1.750.000 pièces ! Les salariés ont donc un bon levier pour faire pression sur la direction. 

Les salariés de GGB débrayent depuis le début de la semaine.
Les salariés de GGB débrayent depuis le début de la semaine. © Radio France - Julie Seniura
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