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Dossier : Coronavirus Covid-19

Dijon : la boîte de nuit Contrast aurait aimé ne pas devoir attendre septembre pour rouvrir

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Par , France Bleu Bourgogne

Les boîtes de nuit doivent attendre septembre pour rouvrir, a décidé le gouvernement le weekend dernier. Une décision qu'ont beaucoup de mal à comprendre les gérants de ces établissements, comme le gérant du club Contrast, à Dijon.

La boîte de nuit dijonnaise aurait aimé pouvoir ouvrir pendant tout l'été et ne pas attendre septembre.
La boîte de nuit dijonnaise aurait aimé pouvoir ouvrir pendant tout l'été et ne pas attendre septembre. - Page facebook Contrast

Les bars ont rouvert, les salles de sports collectifs aussi, les stades vont bientôt rouvrir également. Les boîtes de nuit, elles, alors qu'elles sont fermées depuis mi-mars, doivent encore attendre le mois de septembre. Le gouvernement l'a annoncé le weekend dernier. 

Une décision difficile à digérer pour la profession :“Le gouvernement signe l'arrêt de mort des discothèques"  s’alarme l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), qui représente les 1 500 discothèques françaises.

A Dijon, la boîte de nuit techno Contrast, située rue Bossuet, ne va pas jusque-là mais s'inquiète quand même pour son avenir.  Et l'établissement comprend d'autant moins cette décision que les bars dansants de nuit, eux, ont l'autorisation d'ouvrir, et ce jusque tard dans la nuit.

Olivier Saint Denis est le directeur artistique du Contrast, il s'exprime au nom du gérant : "Les bars dansants ont souvent la même surface que nos clubs, voire même parfois une surface supérieure, et eux ont le droit d'ouvrir sans problème. Pourquoi il y a deux poids deux mesures pour des établissements qui sont quand même très semblables au niveau de la fréquentation et du fonctionnement", demande-t-il.

Une réelle inquiétude quant à l'avenir du club

Si la réouverture ne se fait qu'en septembre, cela fera donc 6 mois d'inactivité pour les boîtes de nuit. L'inquiétude financière est bien présente : "Il y a des charges considérables qui tombent tous les mois, comme les frais de fonctionnement du club. Sauf qu'on ne peut pas les couvrir entièrement avec le peu de moyens qui sont donnés par le gouvernement." 

Olivier Saint Denis aimerait que l'aide de l'Etat soit plus importante : "Les aides aux prêts, c'est une chose, mais il faut toujours les rembourser. On aimerait qu'une autre aide soit mise en place pour pouvoir tenir jusqu'en septembre, car cette attente nous met dans une situation plus que sérieuse." 

De son côté, le ministre de la Culture est censé recevoir prochainement les représentants du secteur ainsi que des artistes pour ”trouver des solutions avec eux". Franck Riester reconnaît qu'ils sont "les plus pénalisés par la crise".

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