Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Dijon : les coursiers à vélos, indépendants mais mal payés

dimanche 8 juillet 2018 à 17:01 Par Elie Abergel, France Bleu Bourgogne

Ubert Eats, Fetch, Deliveroo, les services de livraison de nourriture par coursier à vélo fleurissent à Dijon. Un métier facile d'accès qui attire beaucoup de jeunes mais qui demande beaucoup d'efforts pour dégager un revenu correct.

Il est difficile de dégager un revenu important sans travailler près de sept jours sur sept.
Il est difficile de dégager un revenu important sans travailler près de sept jours sur sept. © Radio France - Elie Abergel

Dijon-Ville, Dijon, France

"Je gagne entre 300 et 500 euros par semaine, en fonction des périodes, mais pour ça je travaille sept jours sur sept" explique Ayoub, livreur à vélo depuis plus d'un an. "Par mois, je dois pédaler plus de 1000 kilomètres" poursuit le jeune homme. Mais pour lui pas de doute "j'aime beaucoup l'indépendance dont je jouis, je travail quand je veux je n'ai qu'à activer mon application sur le téléphone portable."

Dans la ville de Dijon comme ailleurs, les coursiers à vélo sont de plus en plus nombreux. Ils travaillent pour des entreprises comme Uber Eats, Foodora ou Fetch. Le principe est simple, les aspirants-coursiers doivent obtenir le statut de micro-entrepreneur, puis ils téléchargent l'application du prestataire sur leur téléphone portable et peuvent commencer à travailler. Ainsi, les commandes passées par les particuliers depuis sur Internet sont transmises sur le portable des coursiers, qui vont chercher la nourriture et la livrer. 

S'il est flexible, ce statut de micro-entrepreneur est moins sécurisant pour les coursiers à vélos, qui ne bénéficient pas des mêmes droits au chômage que les salariés par exemple. 

Idéal pour de l'argent de poche 

Nicolas lui est coursier depuis deux semaines, mais trouve que c'est "un très bon moyen de faire du sport sans s'ennuyer". Le jeune homme étudiant en médecine affirme gagner "près de 200 euros en travaillant trente heures par semaine". "Forcément, pour nourrir une famille, c'est compliqué, mais pour de l'argent de poche, c'est parfait" conclut Nicolas. 

Et à Dijon, certains dangers ne manquent pas. "Il faut être vigilant aux piétons, surtout dans le centre-ville piéton" commence Yacine. "Il faut aussi faire attention aux voitures, une fois je suis tombé de mon vélo à cause d'un automobiliste" continue le livreur.